Bazzo.tv

La discussion concernant l’impact des réseaux sociaux à laquelle j’ai participé à Bazzo.tv jeudi, le 4 février, est maintenant disponible en vidéo sur le site de l’émission.

Si vous avez envie de vous exprimer sur le sujet, vous pouvez le faire sur le blogue de Bazzo.tv (il faut d’abord s’enregistrer avant de pouvoir commenter).

Branché 24/7

Vous êtes intéressés par la question de l’impact des réseaux sociaux, et, par extension, d’une société branchée en continu? La chaîne ontarienne TVO a présenté en octobre dernier une édition spéciale de son émission The Agenda with Steve Paikin dans le cadre du Festival Quantum 2 Cosmos. Le sujet? Branché 24/7

Wired 24/7?
In our lifetime we have seen a broad transformation in the way we interact with technology in our daily lives. And further developments in technology promise a continued impact. Are we comfortable living in a world that never shuts off? How has this technology affected us, our thinking, our relationships and the way our work works? Is technological progress always for the better? Be part of the live studio audience for this special edition of TVO’s Agenda with Steve Paikin.

58 minutes de télé et 6 experts, dont Jaron Lanier (You are not a gadget), Raymond Laflamme et Tara Hunt (The Whuffie Factor).

8 ans

Cette semaine marque le 8ième anniversaire de mon blogue. Les anniversaires se suivent et se ressemblent – surtout que je suis moins active sur ni vu ni connu depuis 3 ans – mais ce 8ième aura tout de même eu la chance d’être souligné de façon spéciale: je serai ce soir (21h00) de passage à l’émission Bazzo.tv et j’aurais le luxe de me faire souhaiter un joyeux bloganniversaire par Marie-France Bazzo et ses collaborateurs. Sympa comme party de fête!

L’ironie dans tout ça? J’étais invitée à l’émission non pas pour parler de blogues mais pour discuter des réseaux sociaux! Ah, ces fichus réseaux, quelle plaie! Tout était tellement mieux avant leur arrivée! C’est en soulignant cette tendance à accuser toute nouvelle technologie des pires maux que j’ai débuté mon intervention à l’émission. Ce qu’on reproche aux réseaux sociaux, on l’a reproché bien avant à la télévision, aux jeux vidéo, à Internet et, bien sûr, aux blogues: perte de contacts humains, inflation de l’ego, désensibilisation politique et sociale, perte de temps, superficialité, création de dépendances, etc… Plus ça change, plus c’est la même chose.

Ceci étant dit, je suis loin de croire que les réseaux sociaux sont parfaitement inoffensifs. Après 3 années d’investissement de temps et d’énergie à échanger sur Facebook et Twitter – et c’est sans compter Flickr, Vimeo, LinkedIn, Digg, Delicious et les autres – j’ai des réserves bien justifiées quant aux louanges que certains chantent vis à vis ces réseaux. Je prévoyais d’ailleurs prendre une approche plutôt critique dans ma participation à l’émission, mais nous savons tous ce qui arrive quand on se met à parler médias sociaux… La discussion tourne rapidement aux extrêmes et l’aspect “machine à gonfler l’ego” finit toujours par prendre l’avant-plan. C’était la même chose dans le temps où on causait blogue dans les médias traditionnels ou même dans les conférences plus spécialisées. Bref, à cause du tournant de la discussion et parce que je crois que les avantages des réseaux sociaux supplantent leurs aspects négatifs, je me suis retrouvée dans une position de défenseur des réseaux.

Enfin. On verra bien ce que ça va donner une fois la discussion montée et diffusée. L’ambiance était très sympathique et les échanges se déroulaient de manière amicale, sans véritable souci de provocation. J’ai toutefois l’impression que ceux d’entre vous qui êtes très familiers avec les réseaux sociaux vous mordrez les doigts… comme vous le faites à chaque fois qu’il est question du sujet dans les médias traditionnels! Bazzo.tv a un blogue où les téléspectateurs sont invités à intervenir. Je vous suggère donc d’aller y faire un tour et de vous exprimer sur le sujet si le coeur vous en dit.

La discussion devait se conclure sur une question double: qu’est-ce qui vous réjouit et qu’est-ce qui vous inquiète le plus? Comme nous n’avons pas eu l’occasion de nous rendre jusque là en ondes et puisque j’ai le luxe d’avoir un blogue ou je peux m’exprimer sans interruption et sans avoir à tout faire passer en 140 caractères, je me permets donc ici de répondre à ces deux questions. Ça me permet du même coup de faire un petit bilan de toutes ces années de blogue et de participation aux réseaux sociaux.

-Qu’est-ce qui vous réjouit?
Le fait que les réseaux sociaux contribuent à étendre notre cercle de contacts et “d’amis” et qu’ils nous permettent d’interagir de manière significative avec des gens à qui on n’aurait pas eu accès autrement.

La vie d’adulte se résume souvent à un travail de 9 à 5 (ou du moins un milieu de travail assez fermé) et à une vie sociale principalement concentrée autour de la famille et des amis qu’on connaît depuis longtemps. Pas facile de rencontrer de nouvelles personnes à l’extérieur de ce cercle! (Suffit d’en parler aux célibataires qui désespèrent qu’une nouvelle personne libre se pointe dans leur cercle de connaissances.) Pourquoi est-ce important de rencontrer du nouveau monde? Pour challenger nos opinions, pour nous exposer à d’autres goûts, d’autres passe-temps, d’autres cultures, pour avoir accès à un milieu professionnel à des lieux du nôtre, bref, pour nous brasser un peu dans notre confort et continuer à garder notre curiosité et notre envie d’apprendre en éveil, même quand nos années universitaires sont loin derrière nous.

-Qu’est-ce qui vous inquiète le plus?
Non, je n’ai pas peur de perdre ma liberté et d’abandonner mon droit à une vie privée. Je choisis librement ce que je partage, même si j’avoue que parfois, on peut être un peu naïf quant à l’étendue de cette liberté.
Il y a deux choses qui m’inquiètent cependant dans l’utilisation assidue dans mon quotidien des réseaux sociaux:

1. L’interruption constante de mon travail et la diminution de ma capacité de concentration.

Soyons bien clairs: c’est vrai aussi avec la radio, la télé, le téléphone et Internet en général. On donne bien à ces technologies la place qu’on veut leur donner. Mais l’aspect encore nouveau et excitant des réseaux sociaux fait qu’il m’est très difficile de m’en couper l’accès pendant la journée, d’autant plus que je suis travailleuse autonome et que ces réseaux brisent mon isolement. (Je travaille seule à la maison.)

Un réseau comme Twitter trouve son utilité et sa pertinence dans l’immédiateté. Rien de plus agaçant que de lire une réponse à un tweet que quelqu’un a envoyé il y a 2 heures! Le problème c’est que le flux d’information devient énorme à gérer. Je crains fortement que ces interruptions constantes de notre travail aient un impact lourd à long terme sur notre capacité à nous concentrer sur des tâches plus complexes. Certains spécialistes s’inquiètent même de l’impact de ce type de rythme de travail sur le développement de nos cerveaux. Suffit de faire une recherche sur Google concernant what the internet is doing to our brain pour tomber sur un nombre d’articles sérieux et inquiétants sur le sujet.

Perspective alarmiste? Est-ce simplement une question de générations? Difficile à dire pour l’instant, mais je sais que dans mes échanges avec mes amis qui passent tout autant de temps que moi sur les réseaux, il règne une certaine inquiétude quant à l’impact à long terme de cette habitude. Déjà, plusieurs d’entre nous avons entrepris de nous bloquer l’accès au Web à certains moments de la journée. J’ai un copain qui, depuis des années, s’isole en après-midi dans un café où il n’a pas accès à Internet. J’ai une copine qui a déclaré les mardis soirs “tech free” à la maison (incluant la radio et la télé). Elle fait de la lecture, de la cuisine, ou joue à des jeux de société. Je fais moi-même l’essai ces jours-ci d’une extension pour le fureteur Firefox appelée LeechBlock qui me coupe l’accès à Facebook et Twitter sur des périodes de temps que je peux contrôler… si on peut appeler ça avoir du contrôle!

La solution se trouvera aussi du côté du développement de meilleurs outils de filtrage qui nous permettront de mieux faire le tri de l’information qui nous concerne dans la surabondance d’échanges qui circulent ces jours-ci sur nos divers réseaux.

2. L’autre chose qui m’inquiète est aussi reliée au concept du manque de contrôle, bien que d’une autre nature. Les années que j’ai passées sur Twitter et sur Facebook m’ont amenée à produire et à partager une grande quantité de contenu. Une fois sur ces plateformes, ce contenu ne m’appartient plus et je n’en ai plus le contrôle. Comment retrouver un lien que j’avais publié sur Twitter il y a 2 ans? Comment archiver les courriels qu’on m’envoie sur Facebook et qui remplacent de plus en plus ceux envoyés à mon adresse de courriel régulière? Sur mon blogue, c’est moi qui ai le contrôle de mes archives. Je peux y retrouver facilement des infos vieilles de plusieurs années. Même chose avec mon courriel.

Pourquoi donner autant de contrôle à des corporations qui veulent s’imposer en portail de tous nos échanges sociaux sur le Web? Nous parlons de liberté d’expression, mais notre utilisation des réseaux sociaux se polarise maintenant vers un ou deux endroits. Comme l’exprime très bien ce commentateur suite à un article sur le réseautage social publié en janvier 2010 par The Economist:

Facebook and its kin are a completely different play. Their ambition is to leverage customer lock-in and network effects to become the central control point for all internet-based social contact. This monopolistic ambition puts them in the proud tradition of AT&T, IBM and Microsoft — and their astronomical valuations are based on this potential. That is not “democratization of technology” or the “socialization of the web”, as you call it — that is business as usual.

With more of our social life moving online, I think its intolerable that there would be one or two firms essentially “owning” our interactions, our expression, our relationships. But I must admit that few of my own family and friends seem to share my concerns. As long as the beer is free, the “digital native” generation does not seem to care too much about its freedom of speech.

Vous voyez comme il est impossible de raconter tout ça à la télévision dans un segment de 12 minutes incluant 7 personnes?

En terminant, merci à ceux qui suivent encore ni vu ni connu. C’est toujours un grand plaisir de lire vos commentaires, même quand il est juste question de me faire un petit signe! Et ça me rassure sur le fait qu’il y a encore des gens qui ont le goût de lire au-delà des 140 caractères. ;-)

Interfaces et cinéma

Techno et ciné: deux sujets qui me branchent! Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce très bon billet rédigé par Karl sur son blogue:
Fais moi ton cinéma en interface.

Il y fait une brève revue des interfaces d’ordinateurs tels que vus au cinéma. C’est encore l’interface présentée dans Minority Report qui me fait rêver le plus, même si, comme Karl le dit, une journée de travail là-dessus, ça doit vraiment donner mal aux bras! Il paraît qu’on y arrivera quand même bientôt…

Faire son nid

Le site de partage de photo Flickr nous permet maintenant de jouer les curateurs: depuis quelques semaines, les utilisateurs du service peuvent rassembler des photos prises par d’autres membres sur un thème de leur choix. J’ai donc joué les directrices de collection et voici ma première galerie:

Pourquoi des nids et des mains? Pour l’esthétisme et pour la délicatesse du geste. Il y a un contraste frappant mais tout de même visuellement très agréable entre la finesse de la peau humaine et l’aspect faussement désordonné du nid d’oiseaux. J’aime aussi la manière dont les gens tiennent les nids à bout de bras, comme si celui-ci pouvait s’envoler… comme ses occupants!

Défi multimédia 2009 de l’ONF

L’ONF est à l’affût de propositions de documentaires Web qui proviennent de documentaristes mais aussi de vidéastes, photographes, peintres, bédéistes, designers, programmeurs, écrivains, et tout autre créateur ou créatrice qui considèrent les nouvelles plateformes de communication comme moteur de conversation, que cela soit sur le Web, sur téléphone portable, sur vidéobaladeur ou par une installation interactive.

Jusqu’au 9 octobre inclusivement, les producteurs et créateurs de la relève sont invités à soumettre leurs projets de documentaire web abordant le thème MIGRATIONS.

Trois finalistes seront invités à présenter leurs projets lors d’un pitch public qui se tiendra pendant le marché documentaire Doc Circuit Montréal dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) du 11 au 21 novembre.

Le titre du projet gagnant de la bourse de développement de 7 500$ sera dévoilé pendant la tenue de Doc Circuit Montréal 2009 le 12 novembre.

Les détails du concours sont ici.

Prendre le temps, ça compte

13 minutes 43 secondes
+
6 minutes 38 secondes
+
10 minutes 12 secondes
-
3 minutes 06 secondes
=
Euh…

J’haïs ça, compter des minutes! Mon boulot m’amène pourtant souvent à le faire: je dois calculer mes heures pour certains clients en plus de devoir calculer les durées des diverses sections d’un scénario. 134 minutes 212 secondes, ça fait combien d’heures? Je me disais qu’il devait bien exister un outil pour me faciliter la tâche alors j’ai fait ce que je sais mieux faire que compter: j’ai fouiné!

Il existe plusieurs outils de calcul de temps pour les monteurs ou les assistants à la réalisation, mais ils sont complexes et ils sont davantage concernés par le calcul du métrage de la pellicule film nécessaire au tournage plutôt qu’à la simple addition et soustraction de minutes.

Après quelques recherches infructueuses et quelques découragements (ça me semblait si simple comme outil!), j’ai enfin trouvé trois solutions: une en ligne, une en widget pour le Mac, et l’autre, ma préférée, pour le iPhone.

1) Time Calculator

Ça fait ce que ça dit: ça calcule le temps. En fait, ça additionne, mais ça ne soustrait pas. Un avantage: on peut conserver à l’écran les temps entrés dans le tableau, ce qui rend la vérification plus facile.

2) TimeCalc, version 3

Je n’aime pas beaucoup les widgets. Ça m’agace de ne pas pouvoir avoir le widget ET l’arrière de l’écran disponibles en même temps, surtout quand vient le temps de faire du copier-coller de data. Mais bon, si vous aimez les widgets, celui-ci est simple et fait son travail pour additionner et soustraire des minutes.

3) time:calc

Mon coup de coeur! Son créateur, Dr Phil – qui, je l’espère, n’a rien à voir avec le célèbre psy – dit avoir au départ créé cette application pour le iPhone dans le but de calculer le timing d’émissions de télé, ce qui est parfait pour moi! Il s’agit cependant d’une calculatrice complète qui fait bien plus que de simples additions. Vous pouvez facilement y convertir des minutes en heures: 134 minutes 212 secondes, ça fait combien d’heures déjà? On trouve la réponse automatiquement avec cette calculatrice: 2 heures 17 minutes 32 secondes. Ceux qui font du montage trouveront aussi très utile de pouvoir calculer des timecodes (avec ou sans drop frames. Don’t ask…) Bref, au coût de 1.99$ sur iTunes, c’est un excellent investissement et c’est moins cher qu’une promenade en Bixi!

Nouveautés iPhone

Trois nouveautés créées par des gens d’ici pour les utilisateurs du iPhone. Jetez-y un coup d’œil:

-L’application iPhone développée par le Yublogueur Mare est maintenant disponible sur iTunes. Ça s’appelle Clean my screen et c’est adorable! J’espère convaincre Mare de vous offrir un jour une version léchée par Le Mini. Profitez-en pour l’essayer pendant que l’application est gratuite!

-Vous pouvez maintenant regarder les films disponibles sur le site Web de l’ONF à partir de votre iPhone. Une application séparée reste à venir, mais pour l’instant, vous pouvez utiliser Safari pour regarder les films. Un trésor cinématographique dans votre poche!

-L’ami Martin Dufort de la compagnie montréalaise WhereCloud, a enfin envoyé à Apple son application iPhone nommée Reportage. J’ai eu l’occasion d’utiliser une version beta de cet outil de communication/syntonisation pour les utilisateurs de Twitter et c’est pas mal cool! Disponible très bientôt sur iTunes.

Sésame, ouvre-toi et tweete-moi!

Ed et moi songeons depuis longtemps à installer une porte à chat pour Le Mini. Le problème, c’est qu’il y a des marmottes, des ratons-laveurs et des mouffettes dans le coin, sans compter les chats des voisins qui auraient sûrement envie de venir nous rendre visite.

Ce couple d’américains a bâti une porte à chat qui ne s’ouvre qu’à la réception d’un signal spécifique émis par un bidule attaché au collier du minet. C’est déjà très cool, mais en prime, le système prend une photo du chat à chaque fois qu’il rentre à la maison et envoie immédiatement la photos sur Twitter.

On n’arrête pas le progrès.

Ed? I have a weekend science project for you!

Jean-Pierre a toujours du piquant

Avec toutes ces listes sur les influenceurs du Web québécois qui circulaient récemment, nous avons sûrement été nombreux à penser à Jean-Pierre Cloutier, des Chroniques de Cybérie. Il est bien tranquille sur le Web ces jours-ci. Qu’est-ce qu’il peut bien mijoter?

Surprise: la réponse m’est parvenue par la poste, et non pas par courriel, comme on aurait pu s’y attendre de ce pionnier de l’info techno au Québec. Jean-Pierre s’adonne depuis quelque temps à un tout autre type de culture:

Le piment de Sainte-Béatrix est un piment de type « espelette » cultivé à Sainte-Béatrix (Lanaudière) à partir de semences certifiées biologiques. Aucun produit de synthèse, engrais ou amendement, n’a été utilisé pour sa culture. Les piments ont été cueillis, tranchés en morceaux puis séchés à faible température avant d’être réduits en flocons. Les flocons de piment de Sainte-Béatrix sont vendus en ampoules de 34 ml (environ 15 grammes).

J’ai eu le plaisir d’ajouter ce délicat piment dans nos recettes depuis quelques semaines, et je suis ravie du résultat! J’aimais déjà le piment d’espelette, mais celui-ci est plus doux, plus subtil. L’aspect piquant ne prend jamais le dessus. Vous le retrouverez dans plusieurs points de vente à Montréal, Québec et St-Hyacinthe.

Comme quoi le Web mène à tout!