How authors write according to MIT

I find the question of how new media and new technologies influence writing immensely fascinating!

“At a time when new media are proliferating, it is tempting to imagine that authors, thinking about how their writing will appear on devices such as electronic readers, tablet computers, or smartphones, consciously or unconsciously adapt their prose to the exigencies of publishing platforms. But that’s not what actually happens. [...]
Egan, Gould, Sebald, Kerouac, and Baker were all writing in eras when new media were everywhere, but what computer scientists call “platform shift” did not get their juices going. The technologies of composition did. Why this should be so is not mysterious. The explanation is that literary writers are solitary creatures: their days are spent alone, with keyboards and pens under their fingers and a humming photocopying machine down the road at the university. Those things are real, and what one can do with them exciting, while websites, e-readers, and even books seem abstractions, mere mechanisms of distribution.”

How authors write, Jason Pontin, MIT Technology review, October 24 2012.

La bouffe et/ou la vie

Les réseaux sociaux vont et viennent, tout comme notre intérêt pour eux. Après des années à les fréquenter de manière active, on finit par développer ses chouchoux. Mes favoris ne sont pas nécessairement ceux où j’ai le plus d’amis ou de “followers”. Je préfère quand le cercle des liens est encore assez petit pour qu’il procure un sentiment d’intimité et de liberté d’expression, si illusoires soit-ils.

Depuis un an, le réseau où j’ai le plus de plaisir, c’est Instagram. Oui, ses célèbres filtres rétro m’y ont attirée au départ, mais ce n’est pas ce qui m’y garde. J’y reviens au quotidien par “doux voyeurisme”, par simple curiosité envers la vie des autres, des amis surtout, mais quelques étrangers aussi. Aucune envie de suivre 1,000 personnes. Aucun besoin d’être moi-même suivie par des milliers d’inconnus. J’ai toujours mon iPhone avec moi. Une scène attire mon regard, me fait sourire, me donne envie de vous dire “regarde”? Je photographie. Je partage en quelques clics. Et voilà. Petit encadré de vie à basse résolution.

Instagram est une application mobile qui n’a pas d’équivalent sur le Web. Il faut donc passer par un service Web tierce-partie pour y visionner les photos. Sur le iPad, j’aime bien le tout récent Pinstagram, même s’il est un peu lent à réagir. Sur mon iMac, j’utilise Statigram. Ce dernier service a l’avantage d’offrir des statistiques sur notre activité sur Instagram, en plus de nous permettre d’organiser les photos dans des dossiers. J’ai ainsi découvert que mon sujet photographique de prédilection est – vous l’aurez deviné – la bouffe! Encore des photos de bouffe, me direz-vous? Ah, mais tout est dans l’oeil de la photographe… et dans l’estomac de la fille qui a une bonne fourchette et un conjoint qui lui fait vivre des expériences gastronomiques au quotidien!

Et avouez-que, rassemblées ainsi, les photos feraient une jolie affiche dans ma cuisine!

Instagram photos of food

You and your lonely, sad little search

“Not wanting to alarm him, I did not mention the list of possibilities delivered to me via the flowing and all-leveling directionless coursing of my online research. But the huge amounts of repetitive medical data, the folk guesses stacked next to scholarly papers, the self-help encyclopedia by the pay-per-access medical advising sites, the automatic diagnostic tools that led to the badly designed sales sites of holistic treatments—all of it—were not directionless, actually. They all led back to you and your lonely, sad little search. Each decision you made, each click or go-back button, each time you put one more thing in the search box or bookmarked a page, this was your desperate, pathetic self applying some insular logic and order to the information, however inadequate it might be. It exhausted you because you got lost in the flow of endless data, and it exhausted you because you never stopped trying to find your way in it, to apply some little spit of personal agency to it. It was a fucking war, that’s what it was.”

Book cover and coffee cup From Stone Arabia, a novel by Dana Spiotta, which I highly recommend. I also loved her previous novel: Eat the document.

It’s interesting to see how contemporary writers manage to incorporate in their novels the pervasive presence of the Web in our lives. Not an easy feat, according to this article from The Guardian: How novels came to terms with the internet.

We spend hours on the web, but you wouldn’t know that from reading contemporary fiction. Novelists have gone to great lengths – setting stories in the past or in remote places – to avoid dealing with the internet. Is this finally changing, asks Laura Miller?

Our shared anxiety

Facebook. Twitter. Google+. LinkedIn. Blogs. RSS feeds.

Fatigue.

“What I want is to be creative, I said. I want the tools to serve me, not the other way around. I’m getting absolutely nothing significant done, but I’m supposedly “busy” all the time. And it’s all driven by a shared anxiety: if we don’t keep up, we’ll be left behind; if we don’t flock over here with the Crowd, we’ll lose our audience and no one will talk to us or listen to us anymore. We’re not so sure they’re listening now…maybe we’d better issue another Tweet or Post or Dent and make sure they’re there.”

From Beth Adam’s blog, The Cassandra Pages.

Mini mardi 33

Our scientific minds were wondering: can cats operate the iPad with their cushy paws?
The answer is yes.

But do they care to?
The answer is below, as demonstrated by The Mini.

Le monde est plein de choses intéressantes

J’ai la tête qui tourne et tourne après avoir regardé cette présentation/compilation préparée par un employé de Google sur les possibilités de création offertes par Internet. Il y en a assez pour se perdre pendant des semaines là-dedans!

Ça inspire et ça donne des idées…

J’aime particulièrement les pages:
#23 Slicing (Gardyn: une jardinière fait de la musique)
#24 Pixels (un superbe court-métrage de Patrick Jean)
#27 UGC (refaire collectivement Star Wars)
#43 Remakes (dont le Remake de la scène de la douche dans Psycho)
#47 Daniel Crooks (la distorsion dans le temps)
#52 Street View Art (des tableaux inspirés par Google Street View)
#64 iPad 3D Light Magic (des tableaux lumineux avec le iPad)
#81 iButterfly (attraper des papillons sur la rue avec son iPhone)
#102 Stephen Fry’s Book App (un livre numérique non-linéaire)

La version plein écran est ici.

via Sylvain Carle sur Twitter.

Bazzo.tv

La discussion concernant l’impact des réseaux sociaux à laquelle j’ai participé à Bazzo.tv jeudi, le 4 février, est maintenant disponible en vidéo sur le site de l’émission.

Si vous avez envie de vous exprimer sur le sujet, vous pouvez le faire sur le blogue de Bazzo.tv (il faut d’abord s’enregistrer avant de pouvoir commenter).

Branché 24/7

Vous êtes intéressés par la question de l’impact des réseaux sociaux, et, par extension, d’une société branchée en continu? La chaîne ontarienne TVO a présenté en octobre dernier une édition spéciale de son émission The Agenda with Steve Paikin dans le cadre du Festival Quantum 2 Cosmos. Le sujet? Branché 24/7

Wired 24/7?
In our lifetime we have seen a broad transformation in the way we interact with technology in our daily lives. And further developments in technology promise a continued impact. Are we comfortable living in a world that never shuts off? How has this technology affected us, our thinking, our relationships and the way our work works? Is technological progress always for the better? Be part of the live studio audience for this special edition of TVO’s Agenda with Steve Paikin.

58 minutes de télé et 6 experts, dont Jaron Lanier (You are not a gadget), Raymond Laflamme et Tara Hunt (The Whuffie Factor).

8 ans

Cette semaine marque le 8ième anniversaire de mon blogue. Les anniversaires se suivent et se ressemblent – surtout que je suis moins active sur ni vu ni connu depuis 3 ans – mais ce 8ième aura tout de même eu la chance d’être souligné de façon spéciale: je serai ce soir (21h00) de passage à l’émission Bazzo.tv et j’aurais le luxe de me faire souhaiter un joyeux bloganniversaire par Marie-France Bazzo et ses collaborateurs. Sympa comme party de fête!

L’ironie dans tout ça? J’étais invitée à l’émission non pas pour parler de blogues mais pour discuter des réseaux sociaux! Ah, ces fichus réseaux, quelle plaie! Tout était tellement mieux avant leur arrivée! C’est en soulignant cette tendance à accuser toute nouvelle technologie des pires maux que j’ai débuté mon intervention à l’émission. Ce qu’on reproche aux réseaux sociaux, on l’a reproché bien avant à la télévision, aux jeux vidéo, à Internet et, bien sûr, aux blogues: perte de contacts humains, inflation de l’ego, désensibilisation politique et sociale, perte de temps, superficialité, création de dépendances, etc… Plus ça change, plus c’est la même chose.

Ceci étant dit, je suis loin de croire que les réseaux sociaux sont parfaitement inoffensifs. Après 3 années d’investissement de temps et d’énergie à échanger sur Facebook et Twitter – et c’est sans compter Flickr, Vimeo, LinkedIn, Digg, Delicious et les autres – j’ai des réserves bien justifiées quant aux louanges que certains chantent vis à vis ces réseaux. Je prévoyais d’ailleurs prendre une approche plutôt critique dans ma participation à l’émission, mais nous savons tous ce qui arrive quand on se met à parler médias sociaux… La discussion tourne rapidement aux extrêmes et l’aspect “machine à gonfler l’ego” finit toujours par prendre l’avant-plan. C’était la même chose dans le temps où on causait blogue dans les médias traditionnels ou même dans les conférences plus spécialisées. Bref, à cause du tournant de la discussion et parce que je crois que les avantages des réseaux sociaux supplantent leurs aspects négatifs, je me suis retrouvée dans une position de défenseur des réseaux.

Enfin. On verra bien ce que ça va donner une fois la discussion montée et diffusée. L’ambiance était très sympathique et les échanges se déroulaient de manière amicale, sans véritable souci de provocation. J’ai toutefois l’impression que ceux d’entre vous qui êtes très familiers avec les réseaux sociaux vous mordrez les doigts… comme vous le faites à chaque fois qu’il est question du sujet dans les médias traditionnels! Bazzo.tv a un blogue où les téléspectateurs sont invités à intervenir. Je vous suggère donc d’aller y faire un tour et de vous exprimer sur le sujet si le coeur vous en dit.

La discussion devait se conclure sur une question double: qu’est-ce qui vous réjouit et qu’est-ce qui vous inquiète le plus? Comme nous n’avons pas eu l’occasion de nous rendre jusque là en ondes et puisque j’ai le luxe d’avoir un blogue ou je peux m’exprimer sans interruption et sans avoir à tout faire passer en 140 caractères, je me permets donc ici de répondre à ces deux questions. Ça me permet du même coup de faire un petit bilan de toutes ces années de blogue et de participation aux réseaux sociaux.

-Qu’est-ce qui vous réjouit?
Le fait que les réseaux sociaux contribuent à étendre notre cercle de contacts et “d’amis” et qu’ils nous permettent d’interagir de manière significative avec des gens à qui on n’aurait pas eu accès autrement.

La vie d’adulte se résume souvent à un travail de 9 à 5 (ou du moins un milieu de travail assez fermé) et à une vie sociale principalement concentrée autour de la famille et des amis qu’on connaît depuis longtemps. Pas facile de rencontrer de nouvelles personnes à l’extérieur de ce cercle! (Suffit d’en parler aux célibataires qui désespèrent qu’une nouvelle personne libre se pointe dans leur cercle de connaissances.) Pourquoi est-ce important de rencontrer du nouveau monde? Pour challenger nos opinions, pour nous exposer à d’autres goûts, d’autres passe-temps, d’autres cultures, pour avoir accès à un milieu professionnel à des lieux du nôtre, bref, pour nous brasser un peu dans notre confort et continuer à garder notre curiosité et notre envie d’apprendre en éveil, même quand nos années universitaires sont loin derrière nous.

-Qu’est-ce qui vous inquiète le plus?
Non, je n’ai pas peur de perdre ma liberté et d’abandonner mon droit à une vie privée. Je choisis librement ce que je partage, même si j’avoue que parfois, on peut être un peu naïf quant à l’étendue de cette liberté.
Il y a deux choses qui m’inquiètent cependant dans l’utilisation assidue dans mon quotidien des réseaux sociaux:

1. L’interruption constante de mon travail et la diminution de ma capacité de concentration.

Soyons bien clairs: c’est vrai aussi avec la radio, la télé, le téléphone et Internet en général. On donne bien à ces technologies la place qu’on veut leur donner. Mais l’aspect encore nouveau et excitant des réseaux sociaux fait qu’il m’est très difficile de m’en couper l’accès pendant la journée, d’autant plus que je suis travailleuse autonome et que ces réseaux brisent mon isolement. (Je travaille seule à la maison.)

Un réseau comme Twitter trouve son utilité et sa pertinence dans l’immédiateté. Rien de plus agaçant que de lire une réponse à un tweet que quelqu’un a envoyé il y a 2 heures! Le problème c’est que le flux d’information devient énorme à gérer. Je crains fortement que ces interruptions constantes de notre travail aient un impact lourd à long terme sur notre capacité à nous concentrer sur des tâches plus complexes. Certains spécialistes s’inquiètent même de l’impact de ce type de rythme de travail sur le développement de nos cerveaux. Suffit de faire une recherche sur Google concernant what the internet is doing to our brain pour tomber sur un nombre d’articles sérieux et inquiétants sur le sujet.

Perspective alarmiste? Est-ce simplement une question de générations? Difficile à dire pour l’instant, mais je sais que dans mes échanges avec mes amis qui passent tout autant de temps que moi sur les réseaux, il règne une certaine inquiétude quant à l’impact à long terme de cette habitude. Déjà, plusieurs d’entre nous avons entrepris de nous bloquer l’accès au Web à certains moments de la journée. J’ai un copain qui, depuis des années, s’isole en après-midi dans un café où il n’a pas accès à Internet. J’ai une copine qui a déclaré les mardis soirs “tech free” à la maison (incluant la radio et la télé). Elle fait de la lecture, de la cuisine, ou joue à des jeux de société. Je fais moi-même l’essai ces jours-ci d’une extension pour le fureteur Firefox appelée LeechBlock qui me coupe l’accès à Facebook et Twitter sur des périodes de temps que je peux contrôler… si on peut appeler ça avoir du contrôle!

La solution se trouvera aussi du côté du développement de meilleurs outils de filtrage qui nous permettront de mieux faire le tri de l’information qui nous concerne dans la surabondance d’échanges qui circulent ces jours-ci sur nos divers réseaux.

2. L’autre chose qui m’inquiète est aussi reliée au concept du manque de contrôle, bien que d’une autre nature. Les années que j’ai passées sur Twitter et sur Facebook m’ont amenée à produire et à partager une grande quantité de contenu. Une fois sur ces plateformes, ce contenu ne m’appartient plus et je n’en ai plus le contrôle. Comment retrouver un lien que j’avais publié sur Twitter il y a 2 ans? Comment archiver les courriels qu’on m’envoie sur Facebook et qui remplacent de plus en plus ceux envoyés à mon adresse de courriel régulière? Sur mon blogue, c’est moi qui ai le contrôle de mes archives. Je peux y retrouver facilement des infos vieilles de plusieurs années. Même chose avec mon courriel.

Pourquoi donner autant de contrôle à des corporations qui veulent s’imposer en portail de tous nos échanges sociaux sur le Web? Nous parlons de liberté d’expression, mais notre utilisation des réseaux sociaux se polarise maintenant vers un ou deux endroits. Comme l’exprime très bien ce commentateur suite à un article sur le réseautage social publié en janvier 2010 par The Economist:

Facebook and its kin are a completely different play. Their ambition is to leverage customer lock-in and network effects to become the central control point for all internet-based social contact. This monopolistic ambition puts them in the proud tradition of AT&T, IBM and Microsoft — and their astronomical valuations are based on this potential. That is not “democratization of technology” or the “socialization of the web”, as you call it — that is business as usual.

With more of our social life moving online, I think its intolerable that there would be one or two firms essentially “owning” our interactions, our expression, our relationships. But I must admit that few of my own family and friends seem to share my concerns. As long as the beer is free, the “digital native” generation does not seem to care too much about its freedom of speech.

Vous voyez comme il est impossible de raconter tout ça à la télévision dans un segment de 12 minutes incluant 7 personnes?

En terminant, merci à ceux qui suivent encore ni vu ni connu. C’est toujours un grand plaisir de lire vos commentaires, même quand il est juste question de me faire un petit signe! Et ça me rassure sur le fait qu’il y a encore des gens qui ont le goût de lire au-delà des 140 caractères. ;-)

Interfaces et cinéma

Techno et ciné: deux sujets qui me branchent! Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce très bon billet rédigé par Karl sur son blogue:
Fais moi ton cinéma en interface.

Il y fait une brève revue des interfaces d’ordinateurs tels que vus au cinéma. C’est encore l’interface présentée dans Minority Report qui me fait rêver le plus, même si, comme Karl le dit, une journée de travail là-dessus, ça doit vraiment donner mal aux bras! Il paraît qu’on y arrivera quand même bientôt…