À vos marques… médias sociaux!

Widgets, application Facebook, blogue, consultation par iPhone… Les Films Séville ont déployé l’arsenal des médias sociaux pour la sortie du film À vos marques… party! 2 (AVMP2), qui prend l’affiche mercredi. […]

Le site Web aurait reçu 60 000 visiteurs uniques depuis le 1er juin, selon Guy Lambert, responsable des promotions aux Films Séville, qui préfère les termes «bouche-à-oreille» à «campagne virale», trop galvaudés selon lui.

«C’est surtout dans Facebook que nous sommes surpris des résultats. On a battu notre record d’environ 500 fans obtenu lors de la sortie du film Millénium. Facebook est un outil vraiment payant si on rejoint les bonnes personnes. Ça nous a d’ailleurs permis de constater que notre public est plus âgé que nous le pensions : selon les données de Facebook, 56 % des fans du film ont entre 18 et 34 ans et seulement 20 % ont entre 12 et 17 ans. En outre, 77 % sont des femmes. En présumant que tous donnent leurs véritables informations dans leur profil, bien sûr!»

Lisez tout l’article de Nicolas Ritoux sur Marketing Mag.

Au moment d’écrire ces lignes, le groupe des fans de AVMP2 réunissait 965 personnes sur Facebook.

Grande première

Grande première de À vos marques… party! 2 à la Place des Arts de Montréal hier soir. J’ai jamais eu à faire face à autant de flashs de ma vie! “Regardez par ici! Par ici!” Rigolo. On se serait cru à Cannes, mais le tapis était bleu pour correspondre au sujet du film.

Plus de photos de la première sur Cinoche.com et sur le site du 7 jours.

À vos marques… party! 2 arrive sur les écrans québécois ce mercredi, le 17 juin. Merci aux lecteurs de ni vu ni connu ayant une jeune âme de se déplacer pour aller le voir au cinéma! Si vous détestez ça, écrivez-moi et on pourra toujours s’arranger! Et si vous n’avez vraiment aucune envie de le voir, pourquoi ne pas payer une entrée à un ado dans votre entourage? Vous pourrez ensuite lui demander de tout vous raconter et me faire croire que vous l’avez vu. Je serai indulgente si vous mélangez un peu les détails. Heh heh.

Le fait que vous vous déplaciez pour aller le voir dans une salle a un bien plus grand impact sur le film - et sur les carrières de ses artisans - que si vous attendez de le louer ou de l’acheter en DVD. Je dis ça comme ça… ;-)

Nouveautés iPhone

Trois nouveautés créées par des gens d’ici pour les utilisateurs du iPhone. Jetez-y un coup d’œil:

-L’application iPhone développée par le Yublogueur Mare est maintenant disponible sur iTunes. Ça s’appelle Clean my screen et c’est adorable! J’espère convaincre Mare de vous offrir un jour une version léchée par Le Mini. Profitez-en pour l’essayer pendant que l’application est gratuite!

-Vous pouvez maintenant regarder les films disponibles sur le site Web de l’ONF à partir de votre iPhone. Une application séparée reste à venir, mais pour l’instant, vous pouvez utiliser Safari pour regarder les films. Un trésor cinématographique dans votre poche!

-L’ami Martin Dufort de la compagnie montréalaise WhereCloud, a enfin envoyé à Apple son application iPhone nommée Reportage. J’ai eu l’occasion d’utiliser une version beta de cet outil de communication/syntonisation pour les utilisateurs de Twitter et c’est pas mal cool! Disponible très bientôt sur iTunes.

Vidéocamp

Vous vous intéressez à l’émergence de la vidéo sur le Web et vous avez le goût de jaser de manière informelle avec une gang de maniaques?

En marge de la conférence Montréal Web Vidéo 2009 (frais d’inscription requis), une séance de discussion de type camp ou unconference s’organise pour le jeudi, 2 avril 2009 à 16h30.

Entrée gratuite: Auditiorium Nortel de l’Institut de technologie supérieure (ÉTS) situé au 1100, rue Notre-Dame Ouest, Pavillon A, (angle Peel au sud), Salle A-1600.

Pas de powerpoint, pas de pitch de vente, pas de compagnies, pas d’ego (ou si peu!)… des individus passionnés qui échangent sur les préocupations des professionnels de l’émergence du vidéo sur le web. Cet évènement sera le premier d’une série, inspiré par l’énergie de webcamps et autres Camps de Montréal.

Sylvain Carle en parle avec un peu plus de détails ici.

Bonne fête, ma grande

Barbie fête son 50ième anniversaire et les médias n’en ont que pour la grande et plantureuse blonde.

J’ai entendu plusieurs personnes s’exprimer à son sujet dans des entrevues: sociologues, féministes, mères, anciens fans, etc. Ils sont nombreux à croire que Barbie et son tour de taille minuscule ont affecté plusieurs générations de filles en leur offrant une image irréaliste de la femme et en encourageant la surconsommation. Je comprends le raisonnement, mais je ne suis pas d’accord avec ces conclusions.

Enfant, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée. Peut-être parce que je suis la cadette et que je n’ai jamais vu ma mère s’occuper d’un enfant plus jeune que moi, je n’ai pas eu envie de l’imiter avec un poupon en plastique qui exigeait qu’on change sa couche. Mais jouer à la Barbie! Ah! Ce que j’ai pu jouer à la Barbie!

Barbie était une adulte: elle avait une vie, un boulot, des amis, elle pouvait vivre des aventures et croyez-moi, je lui en ai fait vivre. J’avais la maison de campagne de Barbie. (J’aimais bien la tarte qui cuisait éternellement dans le four!) J’avais la piscine de Barbie (très longue à installer, n’est-ce pas Maryse?). J’avais quelques vêtements achetés en magasin, mais c’est ma mère qui confectionnait la plupart de ses ensembles, parce que ça coûtait moins cher.

Ce que la future scénariste en moi aimait plus que tout quand on jouait à la Barbie, c’était d’inventer des histoires. J’imaginais des situations et j’élaborais des dialogues. Mes amies, elles, préféraient en général l’aspect “mode” de la chose, et insistaient pour de fréquents changements de vêtements. Je me rappelle qu’une fois la Barbie nue, nous la trouvions bien laide avec ses hanches carrées, le grand espace entre ses jambes et cette poitrine exagérée. Ça nous faisait bien rire aussi de voir que Barbie avait constamment les pieds pointés pour pouvoir porter ses souliers à talons. Nous nous moquions d’elle: pourquoi est-ce qu’ils ont fait une poupée au look pareil? Personne n’est fait comme ça!

Je n’ai jamais pensé que je devais ressembler à ça pour être belle, et je crois que c’est aussi le cas de bien des anciennes propriétaires de Barbie. J’ai vu de nombreuses fillettes malmener Barbie, lui couper les cheveux, lui arracher la tête, lui faire des tatouages au stylo. Même Ken y passait! (Moi je gardais tout dans un état impec. C’est dans mes histoires que je me défoulais.) Pour la plupart des petites filles, Barbie était une adulte enfin à notre merci, et on en profitait. Je pense que la plupart d’entre nous étions conscientes qu’il s’agissait bien d’une poupée et non pas d’un modèle à suivre.

Pour agrémenter nos jeux et élaborer des histoires plus intéressantes, j’ai régulièrement demandé en cadeau des figurines en tous genres: G.I. Joe, Big Jim, Big Joe, Ken (un blond et un brun), une Barbie noire, la femme bionique, des indiens, des cowboys, etc.

En grandissant, je me suis débarrassée petit à petit de mes jouets d’enfant, mais j’ai mis des années avant de laisser partir Barbie et sa gang. C’est ma soeur aînée qui en a hérité quand j’ai quitté le pays et ce sont ses fils qui ont abusé des figurines à leur tour.

Il y a quelque temps, ma soeur m’a remis un sac de vieux trucs qui m’appartenaient, incluant mes figurines. Barbie avait disparu, probablement offerte en sacrifice à un monstre menaçant inventé par mes neveux. Ça ne m’a pas attristée: elle n’avait jamais été ma préférée.

Avant de m’en débarrasser, j’ai pensé prendre une photo de famille de ma belle gang… du moins ce qu’il en reste!

Voici le résultat (cliquez pour agrandir):

Ça fait des mois que j’ai pris cette photo. Je devais trouver quelqu’un à qui donner le tout. La fille de ma nièce, peut-être?

Des mois et des mois plus tard, les figurines sont encore dans le sous-sol.

Même les féministes les moins sentimentales ont parfois de la difficulté à dire au revoir. ;-)

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À chaque année à la Journée de la femme ou à la Fête des mères, mon père répétait la même blague à ma mère:

“C’est TA journée. Oublie la vaisselle pour aujourd’hui. Tu la feras demain.”

C’était con, mais on riait tous un peu quand même… sauf ma mère, qui n’avait jamais apprécié l’humour de mon père.

C’est un petit peu l’impression que me laisse aussi la Journée de la femme. ni vu ni connu a donc une catégorie féminisme ouverte 365 jours par année.

La caméra a-t-elle un sexe?

Débat à la Cinémathèque Québécoise, lundi 2 mars à 19 heures.

La rencontre — organisée conjointement par le comité femmes de l’UDA et Réalisatrices Équitables — sera animée par Geneviève Rioux.

Avec Micheline Lanctôt, Paule Baillargeon, Guylaine Dionne, Raymond Bouchard, Jean Pierre Lefebvre et plusieurs autres des deux côtés de la caméra.

Devant la caméra : en faisant une moyenne sur trois ans et pour l’ensemble des productions cinématographiques, les femmes représentent 43,92% de la distribution pour toucher 35,06% des revenus.

Derrière la caméra : en vingt ans, la part de l’enveloppe gouvernementale allouée aux longs métrages réalisés par des femmes, loin d’avoir augmenté, a même diminué pour se situer sous la barre des 15%.

Lors de la récente ronde de décisions de la SODEC (fiction):
réalisateurs 9 / réalisatrices 0

Lors de la récente ronde de décisions de Téléfilm Canada (fiction):
réalisateurs 7 / réalisatrices 0

Pourquoi y a-t-il si peu de réalisatrices de fiction ? Les femmes sont-elles moins attirées par la fiction que leurs confrères ? Le cinéma au féminin est-il victime de préjugés ?

Via Réalisatrices équitables

Ajout le 3 mars 2009: Dans les chiffres récents concernant le financement de la Sodec, il faut aussi considérer que sur les 39 scénarios soumis, seulement 3 avaient une réalisatrice attachée au projet. (Je n’ai pas les chiffres pour Téléfilm Canada.)

Pourquoi y-a-t-il moins de réalisatrices qui soumettent des projets? Bonne question dont la réponse est sûrement plus complexe qu’elle n’en a l’air.

5,600 cupcakes

Le Président Obama est tellement adorable… on lui mangerait le portrait!

C’est ce qu’une artiste a eu l’idée de faire… enfin, c’est l’idée qu’elle devait bien avoir derrière la tête quand elle a décidé de créer le portrait de Obama et de Lincoln avec 5,600 cupcakes. Ça se passe live via Web cam, ce vendredi, 13 février, de 14h00 à 17h00 et samedi le 14, de midi à 18h30.

Une entrevue avec la pâtissière et artiste Zilly Rosen est disponible sur l’appétissant blogue Cupcakes Take the cake.

Merci à Ana-Laura pour le lien!

Des étoiles et des araignées

L’émission de radio de Christiane Charette à Radio-Canada a invité 3 blogueurs (Bruno, Dominic, Michelle) à venir présenter un palmarès des “stars du Web québécois”. L’idée est de reproduire, à l’échelle québécoise, le palmarès 25 Web celebs présenté récemment par Forbes.

Depuis que la blogosphère est blogosphère et que le Web est Web, on a cherché à classer, à catégoriser, à hiérarchiser à la fois les contenus et leurs créateurs. Même si je sais que ces classements hautement suggestifs ne doivent pas être pris très au sérieux et qu’ils sont sans impact à long terme, je ne peux m’empêcher de ressentir un malaise quand j’en vois un nouveau se pointer.

Pourquoi? Les raisons sont multiples:

1. Les blogueurs et autres créateurs de contenus Web sont humains. L’annonce de l’arrivée d’un nouveau classement provoque chez une grande majorité d’entre eux - moi inclue, du moins à une certaine époque - une curiosité un peu embarrassante: serai-je dans le top 10? Le top 50? Le top 100? Pourquoi cette personne et pas moi? De communautaire et égalitaire, l’utilisation du Web devient très personnelle, servant notre petite humanité dans tout ce qu’elle a de plus insécure et vaniteuse. On ne se refait pas… même quand on tente de se réinventer par le Web.

2. Dans ce même ordre d’idée, les classements donnent lieu à une opération de relations publiques fort peu élégante, où certains blogueurs bombardent les responsables du classement de messages d’auto-promotion d’une subtilité qui fait mal aux yeux tellement elle brille de désespoir.

3. La grande majorité des gens ne sait pas faire la différence entre “être influent” et “avoir une grande gueule”.

4. L’idée d’organiser les “personnalités Web” en classement hiérarchique va à l’encontre de l’esprit de collaboration et d’égalité qui est à la base même de la création du Web. C’est un peu comme si un moniteur en charge d’un groupe d’enfants dans un fat camp décidait soudainement d’y organiser un concours de beauté. En pensant motiver les gens, on gâche l’esprit et la beauté de la chose.

5. C’est quoi au juste, l’influence? Dans quel domaine parle-t-on d’influence? Un blogueur poète n’aura pas le rayonnement d’un directeur de relations publiques ou de marketing, mais un de ses textes touchera peut-être profondément la vie de quelqu’un qui tombera sur ses mots un jour où il aura la navigation triste.

6. Ce sont très souvent les mêmes noms qui reviennent, du moins dans une période donnée. Ainsi, au lieu de faire découvrir de nouveaux blogues ou de nouvelles “personnalités Web”, les classements renforcent simplement une polarisation déjà existante: une majorité de lecteurs pour une petite poignée de blogueurs (ou générateurs de contenu et “d’influence”). Et nous qui étions si fiers de permettre l’existence de marchés de niche avec des contenus hautement originaux qui rejoignaient justement de petits groupes d’intérêts auxquels on s’adressait autrefois si peu souvent! Les classements nous forcent à appliquer des critères hors-ligne très “médias traditionnels” à un univers en ligne qui se faisait justement une fierté, ou du moins un devoir, de ne pas répéter les erreurs des anciens modèles.

7. Les femmes brillent en général par leur absence dans ces classements. Elles sont pourtant très présentes sur le Web et y ont aussi leur influence. Certains semblent croire qu’elles en ont seulement entre elles alors ils finissent par créer une petite section spéciale “blogue féminin” en fin de listing pour s’assurer d’être équitable. Juste après “blogues sportifs” et “blogues d’humour montrant de petits animaux adorables”.

Que faire alors quand on nous demande de créer un classement de personnalités influentes Web? Soit on refuse, parce que ça nous embête, soit on essaye d’être le plus juste possible en établissant des critères complexes, ce qui est une tâche colossale, ou encore, en dernier recours, comme la majorité d’entre nous, on nomme une personne qu’on considère avoir été oubliée, en espérant ajouter un peu de notre vision du Web dans une liste qui ne lui ressemblera pas.

Si j’avais à nommer mes grands oubliés jusqu’à maintenant, ce serait Patrick Tanguay et Dan Mireault, créateurs de Station C à Montréal. Au-delà d’un espace de co-travail, Station C est devenue, en une seule année, un lieu de diffusion et de partage des connaissances Web. En travaillant fort, en donnant beaucoup de leur temps, Patrick et Dan ont concrétisé in real-life leur conception communautaire et collaborative du Web.

Et tout ça sans jamais se mettre eux-mêmes de l’avant. Leur influence, bien qu’elle soit subtile pour l’instant, n’en est pas moins concrète. Dans 20 ans, quand on parlera de la communauté Web québécoise, on aura peut-être oublié les noms de Patrick et de Dan, mais on se rappellera encore de Station C.

Le Web n’est pas une constellation remplie de stars; c’est une belle toile tissée lentement mais sûrement par une armée de petites araignées besogneuses.

À voir, à lire, à savourer

En plein coeur de l’hiver, on a parfois envie d’être ailleurs. Je vous suggère de changer d’air par procuration en rendant visite aux blogueurs suivants:

-Vous n’étiez pas à Washington la semaine dernière? Moi non plus, mais mes amis Beth et Jon y étaient. Beth a décrit leur expérience sur son blogue et Jonathan a pris de superbes photos qui, plus que les images capturées par les grands médias, vous donnent vraiment l’impression d’être là.
Le blogue de Beth
Les photos de Jonathan, partie I et partie II.

-Daniel, un des créateurs de Station C, a commencé récemment un voyage de 120 jours en Thaïlande et au Costa Rica (je sais, ce n’est pas du tout dans le même coin, mais ce n’est pas ça qui va l’arrêter). Ça donne envie de se taper 28 heures d’avion:
Dan Mireault

-Un vieil ami à moi, Jean-François Labadie, vient de quitter Montréal avec sa conjointe pour aller vivre et travailler en Haïti pendant un an ou deux. Il nous raconte les joies et les difficultés de la vie haïtienne sur son blogue:
Pour ne pas oublier

-J’ai découvert le blogue de Paul via Taxi-Brousse, une autre destination Web qui nous fait voyager. Paul est québécois, il vit à Paris depuis juin 2008 et comme il le dit, il teste les Français et/ou se teste lui-même:
Être loin

Bonne route!