Tout le monde veut aller au ciel oui mais personne ne veut mourir
La semaine dernière, un article tiré du Gardian a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et les blogues: Ten Rules For Writing Fiction. Le quotidien britannique a demandé à une douzaine d’auteurs d’offrir quelques conseils aux aspirants écrivains pour arriver à écrire de la fiction.
La grande popularité de cet article marque un triste paradoxe bien relevé par le Globe and Mail dans un texte concernant l’industrie du livre de “conseils littéraires”:
The market for fiction shrinks every year, the attention paid to novels by the media diminishes monthly, booksellers demand ever-lower prices, everybody in the industry says it’s the worst it’s ever been. And yet more academic or private creative-writing programs are created every year, and the demand for advice on becoming a novelist remains furiously high. [...]
The discussion of creative writing seems more popular than creative writing itself.[...]
It’s strange that a publisher is almost guaranteed to sell a few thousand more copies of a book about how to write fiction than it would an actual work of fiction.
Triste, non, qu’un éditeur fasse plus d’argent en publiant un livre sur “comment écrire de la fiction” qu’en vendant de la fiction?
Qui sont tous ces gens qui rêvent d’écrire mais qui n’achètent presque jamais de livre ou qui prennent à peine le temps d’ouvrir un roman?

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