Être un figurant dans sa propre vie

On s’est tous amusés, enfant, à recréer des scènes de nos films ou émissions de télé préférés. On s’attribuait alors bien sûr les rôles des personnages principaux joués par des acteurs connus pour lesquels on vouait une grande admiration.

L’artiste multidisciplinaire Miranda July – connue surtout pour son film Me and You and Everyone We Know – a décidé de jouer le jeu sous un angle différent. Elle s’insère dans des images de films célèbres comme Grease ou Kramer vs Kramer, mais en interprétant des personnages sans importance, des figurants qui ne font souvent que passer.

L’élan créatif derrière le projet? Donner une voix aux fleurs de tapisserie. Éviter d’être un figurant dans sa propre vie. Ne pas passer son temps à regarder les autres faire et dire ce qu’on ressent à l’intérieur de soi.

Ça donne ceci comme résultat. Un exercice de style à la fois amusant et intriguant, tout comme l’artiste elle-même.

Note: Quelques détracteurs prétendent que cette série semble inspirée du travail de la photographe Cindy Sherman intitulé The Untitled Film Stills à la fin des années 70.

On recrée parfois soi-même une image bien connue du monde du cinéma sans vraiment s’en rendre compte. Ed a capturé cette photo de moi lors d’un voyage à Rome en 2006. Je regardais avec désapprobation et un peu d’inquiétude une auto qui se stationnait un peu trop près de notre table.

On m’a fait remarquer que j’avais eu le même regard que Sophia Loren envers la poitrine débordante de Jane Mansfield.

Tiens, si Miranda July avait reproduit cette dernière image, elle aurait probablement joué le serveur debout derrière qui tient une serviette et qui regarde vers l’appareil-photo!

Note: Je ne suis pas la seule à avoir reproduit cette célèbre scène.

Plume libre

“Écrire pour le cinéma, c’est se damner pour une écriture qui n’existe pas, une écriture zombie qui ne sort que la nuit pour déchirer l’humain et le régurgiter au petit matin. Une écriture sur laquelle tout le monde essuie la merde qu’il a sous les pieds afin de pouvoir faire le film.”

Ça, c’est une perle tirée du roman Je compte les morts (Libre Expression) de la scénariste blogueuse – et maintenant romancière – Geneviève Lefebvre. Des perles comme ça, il y en a plusieurs dans le livre et je n’en suis qu’au chapitre 11. Je dose et je savoure.

Geneviève, on sent ta plume follement libre. Que c’est agréable!

Ça doit faire un bien fou.

Mini Mardi 23

Touche pas à mon pote. Il me raconte des secrets. Tu peux pas comprendre.

Rencontre SARTEC

Dans le cadre de son 60ième anniversaire, la SARTEC propose une série de rencontres dont la première a lieu ce mercredi, 23 septembre, à 20h30. C’est à la salle Claude-Jutra de la Cinémathèque Québécoise à Montréal. L’entrée est libre.

Que serait le cinéma sans histoires ?
Écrire est une longue aventure solitaire, pleine de joies et d’obstacles. L’écriture d’un scénario de long métrage relève du défi. Des auteurs partageront avec nous leur expérience de l’écriture cinématographique. Ils nous parleront de leur rapport organique avec la création et nous raconteront comment ils abordent l’acte de créer en tenant compte des contraintes du médium.

Rencontre animée par Sylvie Lussier, avec:
Joanne Arseneau, Sans elle
Diane Cailhier, Le Survenant
Pierre Szalowski, Ma fille, mon ange
Ken Scott, Les doigts croches
Ian Lauzon, De père en flic

Jim Sheridan et la scénarisation

Sur le site Making of, Nathalie Portman mène une entrevue (8 minutes) avec le cinéaste Jim Sheridan qui donne son point de vue sur les difficultés de lire un scénario et de bien interpréter la vision de l’auteur:

“People don’t really know how to read scripts as blueprints. Studio people read them more as an advertisement to make a movie. So a script becomes just a way to get a movie made.”

Mini Mardi 22

En fouinant d’un blogue à l’autre la semaine dernière, je suis tombée sur un site qui m’a beaucoup accrochée. Ça s’appelle Desire to Inspire, et c’est mené par une canadienne et une australienne qui sont des mordues de design intérieur. Elles rassemblent chaque jour sur un thème différent une collection d’images faisant la démonstration d’idées intéressantes pour embellir nos appartements.

Les lundis sont des journées spéciales sur le blogue Desire to Inspire. C’est la journée Pets on Furniture, où les animaux des lecteurs du blogue se prélassent sur divans, lits et fauteuils. Cette semaine, Le Mini a eu l’honneur d’être inclus dans la sélection de la blogueuse canadienne, Kim. La tête lui enfle déjà…