Montréal se déhanche

Montréal est plus sexy et plus intéressante quand on la regarde à la hauteur des hanches!

C’est du moins ce que ce photographe démontre avec originalité sur son nouveau photoblogue: From the hip – Montreal.

Allez voir ça. C’est l’fun de changer sa perspective de temps en temps et y’a tout un concept derrière la chose. Et puis le photographe est un gars que je connais très bien et il est bourré de talent. ;-)

Jeux de patience

Vous aimez les jeux de patience? La production cinématographique est peut-être pour vous!

On est parfois surpris dans mon entourage d’apprendre que certains projets sur lesquels je travaille depuis plusieurs années sont encore coincés au stade du développement. “T’es encore là-dessus?” “C’est pas mort, ce projet là?” “Cou donc, ça fait combien de versions que tu écris?”

La plupart du temps, c’est à l’étape du financement que ça bloque. Beaucoup d’aspirants, peu d’élus. Notre structure de financement gouvernementale engorge encore davantage l’entonnoir, mais il n’est pas rare d’entendre parler de gros projets de films américains qui ont mis des années avant de voir le jour.

Pour mieux comprendre pourquoi il peut se passer 20 ans entre l’idée donnant naissance à un projet de film et la première journée de tournage, je vous suggère deux articles:

1. La Presse s’est servi du film Grande Ourse pour illustrer le long parcours d’un scénario québécois à la recherche de financement: Patience, on tourne! Au moins le film a obtenu du financement! Il y a bien des projets qui mettent autant de temps à être évalués sans pour autant connaître une fin heureuse. (Vous savez de quoi je parle…)

2. L’article The Whole Milk, du San Francisco Magazine, décrit la route cahoteuse empruntée par l’excellent film Milk mettant en vedette Sean Penn.

De mon côté, je continue à attendre des réponses… Heureusement qu’il y a le blogue pour me permettre, à l’occasion, de voir mes mots (et mes maux) apparaître instantanément!

Mini mardi 11

Un Mini, un Blork, un HP Mini et une grosse bière.

Vidéocamp

Vous vous intéressez à l’émergence de la vidéo sur le Web et vous avez le goût de jaser de manière informelle avec une gang de maniaques?

En marge de la conférence Montréal Web Vidéo 2009 (frais d’inscription requis), une séance de discussion de type camp ou unconference s’organise pour le jeudi, 2 avril 2009 à 16h30.

Entrée gratuite: Auditiorium Nortel de l’Institut de technologie supérieure (ÉTS) situé au 1100, rue Notre-Dame Ouest, Pavillon A, (angle Peel au sud), Salle A-1600.

Pas de powerpoint, pas de pitch de vente, pas de compagnies, pas d’ego (ou si peu!)… des individus passionnés qui échangent sur les préocupations des professionnels de l’émergence du vidéo sur le web. Cet évènement sera le premier d’une série, inspiré par l’énergie de webcamps et autres Camps de Montréal.

Sylvain Carle en parle avec un peu plus de détails ici.

Mini mardi 10

Le chat et la souris. Un jeu qui ne perd jamais son attrait.

Bad movie, bad script?

We award “best screenplay” based on a viewing of the finished film. If the movie was good, we figure the screenplay was probably pretty good. [...] Worse, we also presume that a bad movie came from a bad screenplay. At some point, I’ll fund a comprehensive study of film reviews from the past 10 years, tracking exactly how many times the film’s screenwriter’s name is mentioned. My gut tells me that the writer’s name is three-to-four times more likely to be mentioned in a negative review than a positive one. But I’d love to see data.

Yeah, I’d love to see the data too.

From the blog of John August, screenwriter/director.

Bonne fête, ma grande

Barbie fête son 50ième anniversaire et les médias n’en ont que pour la grande et plantureuse blonde.

J’ai entendu plusieurs personnes s’exprimer à son sujet dans des entrevues: sociologues, féministes, mères, anciens fans, etc. Ils sont nombreux à croire que Barbie et son tour de taille minuscule ont affecté plusieurs générations de filles en leur offrant une image irréaliste de la femme et en encourageant la surconsommation. Je comprends le raisonnement, mais je ne suis pas d’accord avec ces conclusions.

Enfant, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée. Peut-être parce que je suis la cadette et que je n’ai jamais vu ma mère s’occuper d’un enfant plus jeune que moi, je n’ai pas eu envie de l’imiter avec un poupon en plastique qui exigeait qu’on change sa couche. Mais jouer à la Barbie! Ah! Ce que j’ai pu jouer à la Barbie!

Barbie était une adulte: elle avait une vie, un boulot, des amis, elle pouvait vivre des aventures et croyez-moi, je lui en ai fait vivre. J’avais la maison de campagne de Barbie. (J’aimais bien la tarte qui cuisait éternellement dans le four!) J’avais la piscine de Barbie (très longue à installer, n’est-ce pas Maryse?). J’avais quelques vêtements achetés en magasin, mais c’est ma mère qui confectionnait la plupart de ses ensembles, parce que ça coûtait moins cher.

Ce que la future scénariste en moi aimait plus que tout quand on jouait à la Barbie, c’était d’inventer des histoires. J’imaginais des situations et j’élaborais des dialogues. Mes amies, elles, préféraient en général l’aspect “mode” de la chose, et insistaient pour de fréquents changements de vêtements. Je me rappelle qu’une fois la Barbie nue, nous la trouvions bien laide avec ses hanches carrées, le grand espace entre ses jambes et cette poitrine exagérée. Ça nous faisait bien rire aussi de voir que Barbie avait constamment les pieds pointés pour pouvoir porter ses souliers à talons. Nous nous moquions d’elle: pourquoi est-ce qu’ils ont fait une poupée au look pareil? Personne n’est fait comme ça!

Je n’ai jamais pensé que je devais ressembler à ça pour être belle, et je crois que c’est aussi le cas de bien des anciennes propriétaires de Barbie. J’ai vu de nombreuses fillettes malmener Barbie, lui couper les cheveux, lui arracher la tête, lui faire des tatouages au stylo. Même Ken y passait! (Moi je gardais tout dans un état impec. C’est dans mes histoires que je me défoulais.) Pour la plupart des petites filles, Barbie était une adulte enfin à notre merci, et on en profitait. Je pense que la plupart d’entre nous étions conscientes qu’il s’agissait bien d’une poupée et non pas d’un modèle à suivre.

Pour agrémenter nos jeux et élaborer des histoires plus intéressantes, j’ai régulièrement demandé en cadeau des figurines en tous genres: G.I. Joe, Big Jim, Big Joe, Ken (un blond et un brun), une Barbie noire, la femme bionique, des indiens, des cowboys, etc.

En grandissant, je me suis débarrassée petit à petit de mes jouets d’enfant, mais j’ai mis des années avant de laisser partir Barbie et sa gang. C’est ma soeur aînée qui en a hérité quand j’ai quitté le pays et ce sont ses fils qui ont abusé des figurines à leur tour.

Il y a quelque temps, ma soeur m’a remis un sac de vieux trucs qui m’appartenaient, incluant mes figurines. Barbie avait disparu, probablement offerte en sacrifice à un monstre menaçant inventé par mes neveux. Ça ne m’a pas attristée: elle n’avait jamais été ma préférée.

Avant de m’en débarrasser, j’ai pensé prendre une photo de famille de ma belle gang… du moins ce qu’il en reste!

Voici le résultat (cliquez pour agrandir):

Ça fait des mois que j’ai pris cette photo. Je devais trouver quelqu’un à qui donner le tout. La fille de ma nièce, peut-être?

Des mois et des mois plus tard, les figurines sont encore dans le sous-sol.

Même les féministes les moins sentimentales ont parfois de la difficulté à dire au revoir. ;-)

1/365

À chaque année à la Journée de la femme ou à la Fête des mères, mon père répétait la même blague à ma mère:

“C’est TA journée. Oublie la vaisselle pour aujourd’hui. Tu la feras demain.”

C’était con, mais on riait tous un peu quand même… sauf ma mère, qui n’avait jamais apprécié l’humour de mon père.

C’est un petit peu l’impression que me laisse aussi la Journée de la femme. ni vu ni connu a donc une catégorie féminisme ouverte 365 jours par année.

All by myself, don’t wanna be…

A couple of weeks ago, an article written by William Deresiewicz for the Chronicle Review made a bit of noise over various social networks: The End of Solitude. It’s a pretty dense essay, too long to be read on the screen, so I printed it and finally got around to reading it. Yes, I could have read it on my iPhone and saved some paper, but sometimes you just have to get away from connectivity… especially when you are reading about its implications!

It’s one of the smartest and most pertinent thing I’ve read about the societal implications of the constant connectivity we surround ourselves with. I strongly suggest that you take the time to read it if, like me, you question all this time you spend online.

Visibility secures our self-esteem, becoming a substitute, twice removed, for genuine connection. Not long ago, it was easy to feel lonely. Now, it is impossible to be alone. [...]

If six hours of television a day creates the aptitude for boredom, the inability to sit still, a hundred text messages a day creates the aptitude for loneliness, the inability to be by yourself. Some degree of boredom and loneliness is to be expected, especially among young people, given the way our human environment has been attenuated. But technology amplifies those tendencies. You could call your schoolmates when I was a teenager, but you couldn’t call them 100 times a day. You could get together with your friends when I was in college, but you couldn’t always get together with them when you wanted to, for the simple reason that you couldn’t always find them. If boredom is the great emotion of the TV generation, loneliness is the great emotion of the Web generation. We lost the ability to be still, our capacity for idleness. They have lost the ability to be alone, their capacity for solitude.

And losing solitude, what have they lost? First, the propensity for introspection, that examination of the self that the Puritans, and the Romantics, and the modernists (and Socrates, for that matter) placed at the center of spiritual life — of wisdom, of conduct. Thoreau called it fishing “in the Walden Pond of [our] own natures,” “bait[ing our] hooks with darkness.” Lost, too, is the related propensity for sustained reading. The Internet brought text back into a televisual world, but it brought it back on terms dictated by that world — that is, by its remapping of our attention spans. Reading now means skipping and skimming; five minutes on the same Web page is considered an eternity. This is not reading as Marilynne Robinson described it: the encounter with a second self in the silence of mental solitude.

I cannot think properly – or at least concentrate deeply – when I’m around people. I do my best thinking, the most creative part of it, when I’m alone. I suspect it’s true of most people, even if they are not aware of it. The hive mind is great for brainstorming and the presence of others is necessary for inspiration and motivation, but too much of a good thing is, well, too much. We’ll see more and more of these types of plans and self-imposed schedules show up as people realize, me included, that the noise they surround themselves with is interfering not only with their daily productivity, but also with their sense of self.

If you read French, Josée Blanchette just published a great column on the subject of solitude in Le Devoir. Ça se résume en ceci:

Supprimer l’état de solitude, c’est empêcher l’être humain de penser.

Mini mardi 9

Pour Milady et pour Vieux Bandit. :-(