Vivement janvier

Cou donc, ils mangent quoi dans cette famille-là pour avoir du talent comme ça? Je suis fan de Neil Finn depuis l’époque de Split Enz, mais voilà que je tombe sur une toune (vidéo sur YouTube) du nouvel album de son fils, Liam, et je suis sur le derrière. Son talent est encore plus évident dans cette prestation en solo où on le voit à la guitare et à la batterie. L’album I’ll be lightning est disponible en importation seulement au Canada alors on va être raisonnable et attendre en janvier pour le lancement du CD en Amérique.

Dommage que son site Web soit tout en Flash (heh heh…). On peut toujours se tourner vers son MySpace à la place.

Sympa

On a envie de prendre un chocolat chaud avec eux dans leur cuisine en attendant que la tempête arrive:

P45: Dans ton salon avec Tricot Machine.

Garde partagée

Autant dire que c’est ici que le bât blesse. Car si les réalisateurs sont les auteurs de l’oeuvre audiovisuelle, ils écartent les scénaristes de l’histoire et les privent de leurs droits moraux et, au bout du compte, de leurs droits d’auteur. L’image qui me vient à l’esprit est celle d’un bébé qui, en sortant du ventre de sa mère, serait enlevé par l’accoucheur qui partirait illico l’élever dans un autre pays. Ça ne tient pas debout.

Sans scénario, il n’y a pas d’oeuvre audiovisuelle. Et inversement sans réalisateur, un scénario ne peut pas se déployer au grand ou au petit écran. Scénaristes et réalisateurs sont donc étroitement liés dans le processus de création, comme le sont les parents d’un enfant. Et même s’ils ne veulent pas l’élever ensemble, ils auraient tout intérêt à apprendre à en partager la garde.

Nathalie Petrowski, À qui appartient cet enfant?

Run Mini, run!

Saturday at the race track.

Silencieuse

C’est tranquille ici ces jours-ci, hein? J’sais pas trop pourquoi. Je travaille, je lis beaucoup (des livres, des articles, des blogues), je vois des films, je me dispute avec mon chat, je vois du monde. Mais je n’ai rien à raconter. Rien de particulier à dire, pas d’envie pressante de partager quelque chose, mis à part des trucs anodins qui sont plus appropriés sur une plateforme comme Facebook.

Oh well. Ça devrait passer. Ça passe toujours.

J’en profite donc pour faire du “link love”, comme disent nos amis anglos. Je vais répandre l’amour par le lien. Ou quelque chose comme ça.
Y’a quelqu’un qui a une bonne idée de traduction pour “link love”?

Bref, s’il ne se passe pas grand chose ici, il s’en passe ailleurs. Allons voir ça.

-Le blogueur montréalais Hugh McGuire, créateur de LibriVox, vient de lancer un autre service Web fort intéressant: Earideas. C’est un guide commenté qui rassemble le meilleur contenu audio sur le Web (en anglais seulement). Pas compliqué et élégant. Une visite rapide par catégorie vous fera découvrir des perles de podcasts. C’est votre iPod et votre culturelle personnelle qui vous remercieront.

-En avril 2008, j’aimerais bien me retrouver à Cambridge (MA) pour assister à la conférence ROFLCon. Les organisateurs prévoient y rassembler tous les gens responsables de la naissance des plus grands memes de l’histoire du Web. Imaginez la scène: on retrouvera en un même endroit les créateurs de la folie derrière LOLCat, Bert is evil, Paperclip to house, Tron Guy, etc. Dingue. Plus de détails ici.

-Vous savez quand on dit d’un acteur qui nous plaît tellement qu’il pourrait nous lire le bottin de téléphone et on serait quand même captivé? Deux actrices connues en font l’expérience dans le cadre de la campagne d’appui aux scénaristes américains en grève, Speechless, et ma foi, ça sort plutôt bien. Le talent des acteurs est une chose fascinante. Leur personnalité aussi, mais ça, c’est une autre histoire…

-Savez-vous qui s’est mis au blogue? Le père et la mère Nowel! Mais attention: ne faites pas lire ça à vos enfants! Le bruit généré par leurs illusions enfantines qui éclatent en mille morceaux pourrait être assourdissant. J’aime particulièrement ce passage du blogue de la mère Nowel:

Bon, je ne l’avouerais pas trop fort, mais l’absence du vieil haïssable a du bon. Avoir le grand lit à moi toute seule, dormir sans être dérangée par des ronflements qui vous font presque regretter de ne pas plutôt dormir avec une Harley, et se moquer des miettes de biscuits aux pépites de chocolat qu’on avale en lisant le dernier roman de Marie Laberge, c’est pas désagréable. Bon, tant qu’à être dans les confidences, j’admets avoir longtemps envié Blanche-Neige qui avait 7 nains à sa disposition, mais c’est une autre histoire…

Question de vous mettre dans l’esprit des fêtes.

Oh, et puis j’ai fait des cupcakes cette semaine (même si la mort du cupcake a été annoncée – j’y reviendrai). Une amie est allée à New York et m’a rapporté cet adorable contenant fait exprès pour les petits gâteaux. J’ai décidé d’en faire une fournée, question de tester la mobilité du cupcake. Comme je travaille à la maison, c’est Ed qui s’est porté volontaire. Je suis heureuse de vous annoncer que le petit gâteau au chocolat noir bio et chai avec glaçage au fromage à la crème s’est très bien rendu au centre-ville, même pendant la journée de tempête. Ça c’est du test, mesdames et messieurs.


En grève

Même les p’tits animaux cute d’Internet font la grève en appui aux scénaristes américains.

(J’étais certaine que c’était Roberge du Cas Roberge déguisé en chat à la fin de la vidéo. On dirait son jumeau.)

Scénarios à télécharger

Une des meilleures méthodes pour apprendre à écrire un scénario, c’est d’en lire le plus possible. Malheureusement, les vrais scénarios ne sont pas toujours faciles à trouver. On tombe souvent à la place sur des transcriptions de films créées après coup, dans un style s’apparentant à la scénarisation, mais qui n’en est pas vraiment. L’idéal c’est d’avoir le véritable document qui a servi au tournage, ou du moins la version qui l’a précédé.

Rareté dans l’univers du cinéma, Paramount Vantage a décidé de publier sur le Web plusieurs scénarios de ses films: Margot at the Wedding (que j’ai très hâte de voir), A Mighty Heart, et Into the Wild.

Parlant de ce dernier film, Sean Penn a vraiment fait un beau travail de scénarisation et de réalisation, et il m’a donné envie d’aller lire le célèbre ouvrage de John Krakauer, auquel j’avais résisté pendant des années. Cette envie des hommes de foutre le camp et d’aller s’isoler pour se mettre en danger dans la nature m’impatientait pour des raisons bien personnelles à l’époque de la sortie du livre… Mais bon, le film a vraiment piqué ma curiosité et comme Ed avait le livre dans sa bibliothèque, je me suis lancée dans une lecture qui a fini par m’absorber complètement. J’ai passé une semaine en immersion dans cet univers de voyage et de recherche de soi, mais j’ai été tout autant fascinée par la démarche journalistique de l’auteur pour qui le sujet avait une résonance bien personnelle. J’ai ensuite passé quelques heures sur le Web à lire les critiques du livre et de son personnage principal, à me promener sur Google Maps dans les régions décrites dans le livre, à suivre les expéditions des gens vers l’autobus qui exerce désormais une étrange et morbide fascination, et la trame sonore du film roule en boucle sur mon iTunes.

Bref, après cette visite intense en Alaska, je ne suis pas vraiment surprise de nous retrouver enfouis sous la neige aujourd’hui. Mais en ce qui me concerne, du côté expédition, une ou deux heures de pelletage devraient suffire.

Mise à jour, 75 minutes plus tard: