Full poche et full cool

Je reçois, depuis hier, quelques appels et courriels d’amis concernés: “Comment tu vas?” “Comment tu prends ça?”

C’est que les critiques pour le film que j’ai co-écrit, sont sorties dans les divers journaux et sites Web à travers la province, et les résultats sont, comment dire…

…full poches, comme dirait un ado que je connais.

Un film conçu pour les jeunes, qui ne cache pas ses visées commerciales, et qui annonce allègrement ses influences américaines, n’avait rien pour plaire à la critique. Il fallait s’y attendre et nous nous y attendions. Je croyais cependant que la plupart des critiques seraient de l’ordre de celle de Michel Coulombe, de Radio-Canada, ou d’Isabelle Massé, de La Presse. Je me doutais bien qu’on allait relever le caractère typé de certains personnages, qu’on allait faire des remarques sur le placement de produits et sur la musique en anglais, tout en se permettant de mentionner l’aspect sympathique de ce “petit film”. Je voyais tout ça venir et je pouvais bien comprendre le point de vue des critiques. Ce qui m’a surpris cependant, c’est le ton hargneux de Marc-André Lussier de La Presse, qui y est allé d’un article classé sur Cyberpresse dans la catégorie “billet”, puisqu’il semble s’agir d’avantage d’un billet d’opinion que d’une critique à proprement parler.

Si, selon monsieur Lussier, “les dialogues semblent avoir été écrits par une écolière de bonne famille”, on peut dire que son article, lui, semble avoir été rédigé par un grand-père furieux de ne pas comprendre les préférences de ses petits-enfants pour la culture populaire.

Ce qui m’a le plus provoquée dans son texte, c’est qu’il se permette d’accuser les scénaristes de “condescendance - même inconsciente - dont font preuve certains adultes quand ils essaient de faire écho à la réalité des jeunes.” Monsieur Lussier dit aussi: “Je n’ai en tout cas pas reconnu là-dedans la société dans laquelle je vis, pas plus que celle dans laquelle les ados évoluent. […] Dans ce film, l’école ne semble être fréquentée que par de bons Québécois blancs de souche, qui partagent tous, ou à peu près, le même profil.”

De toute évidence, monsieur Lussier possède LA vérité sur la réalité des jeunes Québécois, mais il ne nous explique pas, dans son article, d’où lui vient cette autorité en la matière. C’est celle d’un père? D’un grand-père? Celle d’un intervenant auprès des jeunes? Ou celle d’un adulte urbain qui voit les ados au métro Berri et qui se dit que la vie des jeunes, c’est ça, et rien d’autre?

Et parlant de condescendance, monsieur Lussier poursuit: “La «belle jeunesse» exposée ici dans toute sa splendeur hormonale est exempte de tout défaut de fabrication. Elle n’«utopise» pas, ne «romantise» pas, ne rue pas dans les brancards, et rumine en son for intérieur le discours lénifiant du futur propriétaire de bungalow.”

Oh, regardez le joli cliché sur la banlieue qui revient faire son tour! Ça faisait longtemps que l’on ne l’avait pas entendu, celui là…

“Bon sang que c’est déprimant”, poursuit l’auteur de l’article.

Bon sang que vous avez raison, monsieur Lussier. C’est déprimant. On se partage une petite dose de Prozac?

Le critique de La Presse pousse l’audace jusqu’à nous faire la morale avec le travail de Tina Fey (Mean Girls), une scénariste et actrice que j’admire, et celui de John Hughes (Breakfast Club), nous expliquant que “ces créateurs n’ont pas orienté leur travail en fonction d’un groupe cible particulier.” C’est faire preuve soit de mauvaise foi, soit de naïveté que de croire que Fey et Hughes n’ont pas cherché à écrire, produire et vendre à un public très précis. L’attrait universel de leurs films ne vient pas contredire ce fait. Il est simplement un reflet de la qualité de leur travail ET de l’efficacité de leur “formule”.

Je ne peux m’empêcher de penser que le dédain que semblent avoir certains critiques envers ce projet n’est pas relié directement au sujet de l’adolescence, mais peut-être davantage au point de vue féminin représenté dans À vos marques… party! Oui, les histoires de coeur ont un poids d’une importance énorme pour les jeunes adolescentes, et le film navigue joyeusement dans cet univers, faisant peut-être oublier du coup les autres problèmes qu’on associe souvent à l’adolescence. Il y est aussi beaucoup question d’estime de soi, surtout en ce qui a trait à l’aspect physique. Peut-être que certains critiques masculins ne comprennent absolument rien à cet univers de “petite fille” et se rabattent ainsi sur des questions de musique anglophone et de placement de produits. Ceci étant dit, ce n’est pas vrai de tous les critiques masculins. Ceux du Voir et du Journal de Montréal (le texte est-il en ligne?) ont bien réussi à comprendre le plaisir que le film pourrait générer chez un jeune public.

La métier de critique n’est pas un travail facile, et comme le prouve l’article de La Presse cité ci-haut, il est difficile de faire abstraction de ses humeurs et lubies personnelles quand vient le temps d’évaluer un film. Certains y arrivent cependant mieux que d’autres. J’ai lu plusieurs critiques négatives dont j’ai pu respecter la démarche intellectuelle, même quand je n’étais pas nécessairement d’accord avec les conclusions. Antoine Godin de Canoë Divertissement pose les bases d’une longue réflexion sur le concept du film “pour adolescents” et sur l’implantation d’un modèle américain ici. Il cite Jo-Anne Blouin, la directrice-générale du Festival International du film pour enfants de Montréal qui dit: “Si vous voulez que les jeunes qui ont 10 ans aujourd’hui aillent aux Rendez-vous du cinéma québécois un jour, il faudrait peut-être que l’on commence à les y intéresser avant. Parce que si toute leur enfance ils ne voient que des films de Walt Disney, pourquoi tout d’un coup à 16 ans ils diraient “Ah tiens, je vais aller voir un film de Louis Bélanger.”

Monsieur Godin poursuit la réflexion en se demandant s’il est pertinent de tenter d’initier les jeunes au cinéma d’ici en les séduisant avec la formule américaine. Voilà une discussion bien introduite qui mène à quelque chose et qui permet véritablement au lecteur de comprendre la place d’un film dans une cinématographie nationale (même si, ultimement, la réponse devait être que ce film n’y a pas sa place).

J’ai gobé beaucoup de téléséries et de films américains pendant mon enfance et mon adolescence. Ce qui m’a séduite, ce n’est pas la manière américaine de faire les choses, mais plutôt la puissance de l’histoire racontée, du “storytelling”. Ça m’a donné envie de raconter des histoires à mon tour. Une fois adulte, je suis allée voir des films de toutes origines et j’ai rarement manqué une production québécoise. Est-ce que le cinéma américain a corrompu mon cerveau à tout jamais? Je ne le crois pas. Est-ce qu’il m’a enlevé le goût de voir autre chose? Non. Suis-je une exception? Pas du tout.

Je vous entends me dire: “Allez, Martine, laisse-les raconter n’importe quoi et concentre-toi sur les résultats du film en salle. Les jeunes n’écoutent pas la critique.” Mais ça voudrait dire faire taire mon côté combattif et ça, je n’y arrive pas. ;-) Mais surtout, ça serait un peu malhonnête de ma part, intellectuellement parlant, puisque je suis la première à croire que la valeur d’un film ne se juge pas au nombre de billets qu’il vend.

Je me suis retrouvée associée à un projet de nature plus commerciale que ce qui me rejoint habituellement, et je me suis laissée prendre au jeu avec le temps, non pas par des visées mercantiles (les scénaristes ne touchent généralement pas un sou de plus quand le film fait des profits), mais par le coeur qu’y ont mis tous les artisans du projet. Ce film là, c’est le “bébé” de bien de gens, et, qui plus est, un premier “enfant” pour la productrice, les co-scénaristes, le réalisateur, le compositeur et bien des acteurs. Pas étonnant que nous y ayons investi autant de nous. De plus, j’ai songé aux films qui m’ont plu dans ma jeunesse et j’ai observé les goûts de mes neveux, grands consommateurs de cinéma. Ils savent ce qu’ils aiment et ne s’en laissent pas imposer. J’ai aimé l’idée de participer à un film qui pourrait leur plaire maintenant, et non pas seulement quand ils deviendront des adultes au goût plus “sophistiqué”.

Les deux producteurs sont des gens qui marchent par coups de coeur et qui ont leur manière bien à eux de faire les choses et de manifester leur sens de la répartie, comme en témoigne la très grande pub publiée dans La Presse d’aujourd’hui. (Il faut la lire en détails, version papier, pour comprendre…)

Bien des gens critiquent les producteurs pour les fameuses serviettes Super Écran qu’on voit au début du film. Ils ignorent que Super Écran n’a jamais exigé d’être représenté dans le film et qu’ils sont embarqués dans le projet suite à leur lecture du scénario (qui ne prévoyait aucun placement de produit). Si l’on voit dans le film des objets à l’effigie du cablo-diffuseur, c’est le choix des producteurs qui ont placé ces choses dans un geste de reconnaissance et d’amitié (eh oui!) envers Super Écran qui a soutenu le projet dès le début, quand personne n’y croyait. On peut questionner la pertinence de ce choix, mais on peut difficilement accuser les producteurs de chercher à faire de “l’argent facile”.

Même chose avec la présence d’Alexandre Despatie. La réécriture du scénario que j’avais proposé à la productrice, incluait le personnage d’un plongeur. J’avais lu une entrevue avec Despatie quelque part où il racontait son envie de faire du cinéma. Comme c’était un petit rôle, j’ai pensé que ça pourrait être intéressant de faire appel à lui et la productrice a aimé l’idée. Alexandre a dû d’abord faire des tests de casting puis il a eu des cours avec la comédienne Louise Laparée. S’il n’avait eu aucun talent du tout, on l’aurait remplacé haut la main.

Les journalistes sont nombreux à questionner ce choix de casting qu’ils qualifient d’opportuniste. Mais en même temps, il y a quelques mois, quand le tournage du film a été annoncé, tous les médias, sans exception ou presque, se sont lancés sur la future présence d’Alexandre Despatie au cinéma, comme si c’était la plus grand nouvelle culturelle de la semaine. Hypocrisie, mémoire courte ou “slow news day”? Peut-on blâmer les producteurs, qui n’ont pas eu droit au financement public pour leur film, de s’être sentis renforcés dans leur décision d’offrir le rôle au jeune plongeur? De l’attention médiatique comme ça pour un projet indépendant, c’est précieux, et tout le monde en est conscient, même les vierges offensées.

Le scénario prévoyait aussi une scène dans un snackbar. Pour ne pas avoir à louer un restaurant - le budget étant très limité - la productrice a utilisé un lien qu’elle avait avec quelqu’un chez McDonald’s pour obtenir la permission d’y tourner sans avoir à payer. Et voilà pour la présence de McDo dans le film. Rien à voir du tout avec Alexandre Despatie, qui, en passant, n’est jamais vu en train de manger du McDo lui-même dans le film.

Le test ultime, qui nous rend bien plus nerveux que la critique, reste celui du contact avec le public. La productrice m’a appelée ce matin avec les chiffres d’hier (vendredi), et je peux vous dire que ça a commencé très fort. Les gens qui ont vu le film se font rapidement entendre, sur le blogue de À vos marques, et sur les différents sites où on encourage les internautes à voter, comme Cinéma Montréal, Cinoche.com ou Voir. Les témoignages jusqu’à maintenant contredisent l’opinion de monsieur Lussier: on nous affirme, à grands coups de lettres majuscules et de points d’exclamation, que le film ressemble TELLEMENT au monde des ados que c’en est TROP MALADE!!! Et on nous dit même MERCI.

Et ça, c’est full cool.

The evolution of cat blogging

From Blogger to Twitter: According to this post, the evolution of the Web has served one cause: cat blogging. I love the way he describes Twitter. Heh heh…

Found via tbit.

Premières impressions

Mes impressions, suite la première du film “À vos marques… party!” qui a eu lieu à la Place des Arts hier soir.

-Un tapis rouge, c’est épeurant à traverser, même quand on sait qu’on ne sera pas sélectionné par les photographes. J’ai mis 30 minutes à me décider à entrer, ce qui m’a replongée directement dans mon adolescence. C’est que j’étais le genre de fille timide que ce type d’épreuve pouvait complètement paralyser…

-Quelqu’un a décidé de faire une photo de groupe et nous nous sommes réunis sur le tapis rouge juste avant d’aller prendre nos sièges. Se faire photographier par une vingtaine de personnes en même temps - utilisant toute un flash - est quelque chose d’hallucinant mais de quand même rigolo. Le tapis rouge, en gang, c’est beaucoup plus agréable.

-Le hasard a fait que je me suis retrouvée assise à côté de Marina Orsini, qui joue un petit rôle dans le film, mais c’est un rôle qui a beaucoup d’impact. Je n’avais pas eu la chance de la rencontrer avant, alors je me suis présentée. C’était ébranlant de voir une Marina géante à l’écran, prononcer des mots que j’ai écrits, alors que la vraie Marina était assise à côté de moi. La première personne qui m’a félicitée à la fin du film, c’est elle. Elle m’a serré le bras et m’a dit un gros “bravo” bien senti. Une étrange et belle expérience à la fois.

-Regarder un film avec 1,499 autres personnes donne une tout autre dimension à l’expérience.

-Ça réagissait beaucoup, applaudissait, reniflait aux bons moments et riait fort, au point d’empêcher d’entendre les répliques suivantes. Le public de première est toujours un public un peu séduit d’avance, mais je choisis de voir ces réactions comme un bon signe.

-Quand on a fait monter l’équipe sur la scène après la projection, je me suis forcée à regarder tout droit, vers les gens, pour saisir pleinement le moment. Wow. Le parterre était plein, de même que les deux niveaux de balcons. Avec les spots dans les yeux, je ne pouvais voir que des formes et des dizaines de flashs. C’était très beau, comme un grand sapin de Noël vivant et heureux mais qui a très très envie d’aller faire pipi.

-Ce n’est pas une très bonne idée de lever le coude au party post-première, quand on a l’estomac vide depuis de longues heures et qu’on est fébrile. Mais ça faisait du bien de faire la fête… même en semaine.

-I have a very patient and supportive beau, who can actually manage to be truly happy for me and feel moved by all this madness.

-Même chose pour ma grande soeur Maryse. :-)

-Mes neveux, Alexis (8 ans), et Renaud (10 ans), de même que ma nièce, Geneviève (35 ans), ont tous les trois beaucoup aimé le film. Ils sont de bons critiques alors je vois ça aussi comme un signe positif. Même mon beau frère Sylvain a adoré ça et il est difficile!

-Ce n’est pas gentil de souhaiter qu’il y ait de la pluie toute la fin de semaine à travers le Québec, simplement parce que le film qu’on a co-écrit prend l’affiche dans 80 salles. Pas gentil, non, mais excusable, je crois. Et puis les dieux de la météo ne m’écoutent jamais de toute manière.

Lendemain de veille

Pas besoin d’être vedette pour être en avant sur le tapis rouge: on a juste besoin d’être petite et on se retrouve avec une place de choix!

Je suis un p’tit peu trop en lendemain de veille pour faire une mise à jour tout de suite, mais mon chum a été vite sur le piton, lui, et il a publié plusieurs photos de la première d’hier soir.

Friser le ridicule

Comme je devais rafraîchir ma coloration, j’ai profité du fait que c’est la première du film à la Place des Arts ce soir, pour aller me faire coiffer. Avec l’humidité dans l’air aujourd’hui, inutile de tenter le raide. J’ai gardé mes boucles naturelles et j’ai demandé à la coiffeuse de me faire un p’tit chignon, style genre négligé un peu. Je l’ai prévenue que je ne voulais surtout pas avoir l’air d’une mariée ou d’une jeune fille qui s’en va à son bal de graduation.

Mais une coiffeuse, c’est une coiffeuse. Ça ne peut pas se retenir de toujours coiffer un p’tit peu plus. Un p’tit coup de fer à friser par ici, une bobépine de plus par là…

Comme je n’étais pas certaine du résultat une fois arrivée à la maison, j’ai utilisé ma Web cam pour me prendre en photo (face et profil) et j’ai envoyé des copies des photos à des gens en qui j’ai confiance. Au bout d’une heure, j’ai obtenu les réponses suivantes:

Soeur #1: Moi j’aime beaucoup ça et cette coiffure est très à la mode. Alors vas-y, tu es la meilleure, petite soeur.

Amie: Non, t’as pas trop l’air d’une mariée. Mais là je suis inquiète, faut-il qu’on soit top poule à soir? Je suis juste poulette un tit peu moi…

Soeur #2: Habillée en mariée tu ferais une belle mariée. T’es belle! Faut juste que tu te sentes bien. Au pire, enlèves-en une couple.

Chum: Hey, it looks kinda cool. It will go nicely with the baby blue suit I just picked up at Simons!

Hmmm… Bon, c’est clair, mon chum est dans le trouble, mais je ne sais pas trop ce que je devrais conclure de tout ça. Les avis me semblent aller dans toutes les directions, ce qui ne m’avance guère, même si personne ne m’a dit directement que c’est horrible.

Je vous entends déjà me dire: publie les photos sur le Web pour qu’on puisse en juger! Euh… non, mauvaise idée. L’heure avance et si j’obtiens trop d’opinions divergentes, je risque de piquer une crise à la bridezilla et me faire moi-même une nouvelle coupe, comme la fameuse fausse mariée sur YouTube.

Oh et puis merde. Je pense qu’on va risquer le tout pour le tout. Le pire qui puisse arriver, c’est qu’on pense que je suis la mère d’une des jeunes vedettes du film (ils sont dans la vingtaine…). Et comme ils sont tous mignons, ce ne serait pas trop grave.

Fanfic

Vous connaissez sûrement le phénomène des fan fictions, ces textes de fiction que des maniaques d’une télésérie ou d’un film inventent en se basant sur leurs personnages préférés. La série Lost, par exemple, a droit à de nombreux sites Web sur lesquels les fans s’échangent des textes décrivant des histoires entre Jack, Sawyer et Kate, scènes que nous ne verrons jamais à l’écran. Ce genre de fiction existe en général pour des séries très bien établies et très populaires auprès du public.

Quelle ne fut pas ma surprise ce weekend de tomber sur un forum Web créé par des adolescentes sur lequel on retrouve de la fanfic pour le film À vos marques… party! Les créatrices du site ont ouvert des forums correspondants aux divers lieux vus dans le film: les salles de classe, les couloirs, la piscine de l’école, la chambre de Gaby, etc. Les internautes qui fréquentent ces forums se choisissent un personnage et inventent une scène et des dialogues ayant lieu dans l’endroit sélectionné. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que ces jeunes gens n’ont pas encore vu le film et se basent simplement sur la bande-annonce pour s’inspirer!

Y’a des jours où je regrette tellement de ne pas avoir eu la chance de grandir avec le Web dans ma vie! Quel plaisir fou j’aurais eu à cet âge là! J’aurais vite laissé tomber les Barbies…

Radio-Canada ne répond plus

Je tente de suivre les élections sur le site Web de Radio-Canada en même temps que je suis le tout sur quelques blogues et sur Twitter.

Radio-Canada ne fonctionne plus. Rien à faire. J’ai d’abord perdu le son, puis l’image, et là je n’arrive même plus à accéder au site. Frustrant.

Bon, ok. J’allume la radio puisque mon chum vient de réclamer la télé pour regarder 24.

je tenè absolumen a vou dir que pour me ca vo etr le meilleur film adate

Comme je vous l’ai déjà raconté plus tôt, j’ai assisté mercredi dernier à Québec à l’avant-première du film À vos marques… party! en compagnie d’amis et de membres de ma famille. J’étais assise à côté d’une vieille copine du secondaire, qui était venue en compagnie de son conjoint et de leurs deux adolescentes. Quand est arrivée la scène de la messagerie instantanée, ma copine s’est penchée vers moi et m’a dit, taquine: “Ce n’est pas réaliste. Ils ne font pas de faute!” Du tac au tac, je lui ai répondu: “C’était ma minute éditoriale.”

Le film a un blogue et je passe pas mal de temps à m’en occuper et à m’assurer qu’il y ait une présence constante et des mises à jour fréquentes. Je savais que les jeunes ne respectent pas l’orthographe et qu’ils utilisent beaucoup de contractions lorsqu’ils échangent par messagerie instantanée. J’ai cependant été ébranlée de voir qu’ils utilisent le même niveau de langage dans les commentaires sur le blogue. Wow. Moi qui croyais que tout échange par écrit ne pouvait qu’être bon pour les jeunes (c’est de la lecture et de l’écriture après tout), je vous avoue que ça m’a fait peur. Écrivent-ils ainsi parce que le Web n’est pas considéré, en général, comme un médium “scolaire”? Ou bien est-ce que les professeurs au secondaire se tapent des travaux écrits de cette manière? Rassurez-moi, quelqu’un…

Pour les scènes de messagerie instantanée incorporées dans le film, nous avons tout de même choisi de bien épeler les mots, à quelques expressions et codes près (comme “WTF”). C’était d’abord et avant tout une question de clarté; lire au grand écran n’est pas toujours facile et comme ça passe vite, il valait mieux que le texte soit compréhensible. Mais l’autre justification de ce choix, c’est que je ne pouvais me résigner à mettre ce niveau de langage dans la bouche (ou sous les doigts) de tous les personnages. Au diable le réalisme, du moins dans ce cas-ci! Il y a des fois où on a le goût de se faire maîtresse d’école et de donner le bon exemple.

Je dis ça, bien sûr, et vous allez sûrement finir par trouver des fautes dans la scène… ;-)

Fébrile

Journée vraiment géniale à Québec hier. Il n’y a rien comme un voyage en minivan via l’ennuyante autoroute 20 pour permettre aux gens de se rapprocher. Y’a rien non plus comme une poutine/galvaude pour créer des liens! (Note pour moi-même: bouffer une galvaude avant une première n’est pas une très bonne idée.) J’apprends donc à connaître les jeunes acteurs qui font partie de la distribution de À vos marques… party!, et je découvre petit à petit le très sympathique réalisateur, Frédérik D’Amours. Comme nous sommes tous les deux originaires de la ville de Québec, la soirée d’hier fut vraiment spéciale pour nous car nous avons pu assister à la première du film en compagnie de membres de notre famille et de nos amis. Un gros, gros merci à ceux qui étaient là et qui m’ont fait des commentaires après le film avec des yeux brillants. Wow. J’ai vraiment été touchée de partager ce moment là avec vous. Tard dans la nuit d’hier, de retour vers Montréal dans la minivan sous la pluie verglacante, Frédérik et moi blaguions sur le fait que nos proches nous ont tous fait des commentaires très positifs, en insistant à plusieurs reprises pour nous dire qu’ils le pensaient vraiment et que ce n’était pas juste parce qu’ils étaient nos parents/soeurs/amies/copains de blogues qu’ils nous faisaient de bonnes remarques. On vous a cru avec tout l’abandon dont nous sommes capables. ;-)

Les réactions que nous avons reçues jusqu’à maintenant sont très bonnes et le “buzz” nous rend tous un peu fébriles (du moins JE me sens fébrile). Nous avons constaté avec surprise que les gars, même les vieux (vous savez, les 35 ans et plus), embarquent complètement dans le film et que plusieurs en resortent les yeux mouillés… Les nouvelles culturelles de Radio-Canada ont monté un bon topo qui a qualifié le film “d’honnête et de dynamique” (vous pouvez visionner le topo de Lise Villeneuve ici). Kevin Laforest du Voir a dit que “derrière des allures légères, le film s’avère plus complexe qu’il n’y paraît” et a parlé de “niveau d’émotion inattendu”. Ça fait drôle de me voir décrire dans certains articles d’abord et avant tout comme une “blogueuse”, mais au fond, compte tenu du nombre d’heures que j’y consacre par semaine, “ça fait du sens”, comme dirait l’autre.

La grande première montréalaise aura lieu mardi prochain à la Place des arts. 1,500 spectateurs. Oh boy.

Longtemps, je me suis levée de bonne heure

J’ai enfin compris ce matin pourquoi certaines personnes détestent le fait que nous soyons passés à l’heure avancée quelques semaines plus tôt: il faisait noir en maudit quand je me suis levée ce matin! J’ai pris la route avec quelques membres de l’équipe du film A vos marques… party! pour assister au junket et à la première du film à Québec ce soir. Si j’avais un meilleur sens des affaires, j’aurais tenté de vendre aux enchères ma place dans la minivan. Je connais bien des jeunes filles qui auraient payé cher pour passer 3 heures de route en compagnie de ces messieurs!

Le junket, qui se déroule au Château Frontenac, est sur le point de se terminer. Je vais tenter de prendre des photos pendant le reste de la journée; c’est donc sur Flickr que ça va se passer!