Partout en ce moment, à travers la blogosphère, alors que les blogueurs s’apprêtent à se faire beaux pour la St-Sylvestre, les voeux du nouvel an fusent les uns après les autres, comme autant de petits feux d’artifices surgissant des tubes d’Internet.
Je ne trouve rien de nouveau à vous souhaiter qui n’ait pas déjà été dit des dizaines de fois par vos mononcles bien intentionnés lors d’un récent party de famille. Je vais donc vous dire que ce fut un plaisir de vous croiser, en personne ou en ligne, en 2006, et j’espère qu’on remettra ça sur une base régulière en 2007.
Et vous qui passez du temps à lire et écrire sur le Web, n’oubliez pas ces mots très sages prononcés en 2006 par le sénateur américain Ted Stevens:
The Internet is not something that you just dump something on. It’s not a big truck. It’s a series of tubes.
Je n’aurais pas pu dire mieux. Vous non plus, d’ailleurs.
Allez! Amusez-vous! Et n’oubliez pas de changer votre calendrier obtenu au dépanneur du coin (celui avec les animaux sauvages du Canada) ou grâce à la générosité d’un agent immobilier (montrant les plus belles résidences de nos douces banlieues).
Je ne joue habituellement à la tag qu’avec mes neveux mais bon, comme c’est Dominic qui m’a attrapée et pour faire honneur à sa perte de virginité buccale à la tag barbecue, je vais me faire bonne joueuse. Voici donc cinq choses peu connues à mon sujet (oui oui, il en reste!)
1. Je peux être très vulgaire, surtout quand il est question d’humour. Si la belle-mère d’Aurore avait été la mienne, elle aurait dépensé tout son savon.
2. Mon écriture est atroce. J’écris comme une gauchère mais avec la main droite. J’ai toujours le côté de la main barbouillé d’encre.
3. Quand j’étais enfant, j’étais tellement gênée et pognée que je n’arrivais pas à danser dans les fêtes. Ça me prenait toute la soirée pour me décider et quand je me levais enfin et me joignais aux autres sur la piste de danse, ça finissait toujours par être la dernière chanson de la soirée. J’étais déçue mais je recommençais la même routine au party suivant.
4. Je rêve secrètement et depuis longtemps d’être la voix qui dit: “Ici Radio-Canada”.
5. Je ne peux pas m’endormir si la porte de la garde-robe est ouverte. Même juste un peu. Si je l’ai mal fermée, il faut que je me lève et que j’aille corriger la situation. (J’ai longtemps cru que le diable vivait dans ma garde-robe. Je sais maintenant qu’il vit plutôt dans celle de la mairesse Boucher.)
Et la révélation super méga bonus:
6. Je me fais un malin plaisir de laisser mourir les chaînes de courriels et les memes du Web.
La famille et les amis parlaient fort autour de la table pendant les divers repas du temps des fêtes. Mon chum en a les oreilles bouchées, ce qui lui occasionne parfois de petits arrêts cardiaques.
It’s really quiet in the blogosphere and hardly anybody has posted in the last few days. I noticed something strange in my list of RSS feeds: it seems like the only people who keep publishing regular blog posts during the holidays are screenwriters.
Can’t get away from the screen, I guess.
You need one more last minute gift?
How about the Dharma Initiative perfume?
On a fait un beau sapin de Noël cette année. Tellement beau, que le chat n’a pas pu résister à la tentation…
Est-ce que quelqu’un sait comment on fait pour enlever de la gomme de sapin qui est royalement collée sur la tête d’un chat? (Non, Laurent. Couper la tête du chat n’est pas une solution acceptable.)

Suite à mon billet relatant ma rencontre avec le père-noël sur la rue Laurier, Martine des Banlieusardises m’a fait découvrir qu’une chaîne de mobilisation existe déjà au Québec concernant les passages pour piétons.
Le règlement est clair…
Article 410 du code de la sécurité routière:
Lorsqu’un piéton s’engage dans un passage pour piétons, le conducteur d’un véhicule routier doit immobiliser son véhicule et lui permettre de traverser et le conducteur d’une bicyclette doit également lui permettre de traverser.
Bazzo.tv a en effet abordé le sujet en octobre dernier et encourage les citoyens concernés à se procurer un autocollant aux bureaux de Télé-Québec ou encore à faire un hyperlien vers la rubrique à partir de leur blogue.
Belle idée. Il faudrait qu’elle fasse encore plus de chemin. Hey, la gang de Metroblogging Montreal, vous vous y mettez?
Consécration ultime: le film que j’ai co-écrit, À vos marques, party!, se fait royalement planter sur le site The Sisterhood of the Traveling Apostrophe. Il faut leur donner ça: les auteurs de ce blogue collectif ont la “switch à bitch” parfois rigolotte. C’est juste qu’on rit un peu plus jaune quand on est concerné, bien sûr!
Ce qui m’épate c’est que ces “critiques” sont faites à partir du simple teaser, avant même que la véritable bande-annonce ait été diffusée (elle ne devrait pas tarder à venir, d’ailleurs). J’avais fait face au même phénomène sur le Web à propos du scénario de “Mafiaboy”: quand on avait parlé du projet de long-métrage dans les journaux, des gens disaient littéralement que le film était mauvais et qu’il n’aurait jamais dû voir le jour alors qu’il n’était même pas tourné! C’est comme si on était convaincu que tout film québécois sera nécessairement décevant et qu’on veut avoir la fierté d’avoir été le premier à le planter publiquement.
En même temps, je me plais à dire que le travail de la critique n’est pas facile au Québec! Ah, liberté d’expression, joie du bitchage… La frontière est parfois mince entre ces plaisirs bien humains.
Vu chez Canadian Tire, sur une boîte de carton vantant les mérites d’un séchoir à cheveux:
Ce séchoir convient bien à tous cheveux fins, gros épais.
So I’m on Laurier Street tonight, trying to cross the busy road at a pedestrian crosswalk. I make it halfway through but I have to stop in the middle of the street because the cars coming towards me won’t stop, even though I have priority. (Quebec drivers really don’t know about the rules for pedestrian crosswalks. We really need a special TV ad campaign to let them know about this simple principle. Maybe Tout le monde en parle could mention it sometime, just to reach as many drivers as possible? It would do a big public service.)
Five or six cars pass me without slowing down. Finally, an SUV comes towards me. I notice with surprise that it is losing speed and finally stops to give me the right of way. I make eye contact with the driver to thank him. It’s Santa. Santa Claus is behind the wheel, fully decked out with the red hat, the beard and all. I give him my warmest smile. He gives me a little hand wave.
Dear Santa: I forgive you for driving an SUV. Your good manners almost make up for your vehicle’s emissions.