Corde au cou pour le capitaine

C’est le grand jour et j’aurai l’honneur d’y �tre. Il fait un temps superbe en plus. Photos � venir sur Flickr.

MISE � JOUR:

Belle soir�e remplie d’�motions et d’humour et pass�e en agr�able compagnie. Je souhaite un tr�s beau voyage de noces aux deux beaux tourtereaux.

L’amour r�sign�

Quand vous avez �puis� vos ressources du c�t� du r�seau familial et amical
quand les sites de rencontre n’ont pas march�
quand il n’y a aucun prospect possible au bureau
quand aller dans les bars vous fait souffrir
quand les rencontres de blogueurs ram�nent toujours le m�me monde
quand il ne semble plus y avoir un seul gars int�ressant et c�libataire sur la plan�te…

vous pouvez toujours vous rabattre sur Brian.

Pas b�te, le gars. Pas tr�s romantique ou passionn�, mais pas b�te.

En tout cas, moi, m�me si je ne cherche pas, il m’a donn� envie de m’acheter un t-shirt.

Trouv� via Darren Barefoot

S�duire malgr� soi

Je suis souvent surprise de voir comment les gars sont en g�n�ral � c�t� de la coche quant � leur pouvoir de s�duction, c’est � dire que souvent ils sont convaincus qu’une chose qu’ils font est s�duisante alors qu’elle ne l’est pas du tout. Et parfois ils font ou disent des choses charmantes et ne s’en rendent m�me pas compte. Mais, fait �trange, c’est plut�t dans cette m�prise, dans ce qu’elle a de gauche, de cru et d’humaine que la s�duction op�re.

Vous n’y comprenez rien? C’est pas grave. Je ne suis pas certaine de savoir ce que je raconte exactement. Mais suivez moi encore un peu.

Deux exemples:

1. Allez lire cet int�ressant dialogue entre un gars et une fille dans un bar. Le gars s’y prend tout croche et �a ne marche pas. Mais c’est au moment o� il se rend le plus d�sesp�r�ment ridicule que le charme op�re et que la fille sourit. Vous me direz qu’il dormira tout de m�me seul ce soir l� mais bon, comme on dit, that’s not the point. Et puis j’aime bien l’id�e de comparer les hommes avec des polices de caract�re. Y’a de la po�sie geek l�-dedans.

2. J’ai tr�s h�te de voir The Science of Sleep du r�alisateur Michel Gondry, et pas juste parce qu’il y a Gael Garcia Bernal dans le film (enfin si, un peu). Ce passage d’une entrevue avec Gondry men�e par le magazine Salon m’a charm�e par sa franchise et sa vuln�rabilit� expos�e au grand jour, alors que Gondry ne devait s�rement pas avoir en t�te de s�duire en r�pondant ainsi � la question du journaliste:

-You have a way of undermining the romance in the film with humor, almost silliness.

-That’s how I see romanticism, and even sexuality.

If you make love with a woman, if you’re not in a humorous place, you’re facing the worst ridicule. Because everything can go wrong, and if you’re so serious about it, if you fail — if you can’t get it up, if you go too early, if you can’t find the right hole — you’re going to be so ridiculed that you need to be ready for that.

Cordonni�re mal chauss�

Eh ben, ce qu’on peut trouver sur le Web en faisant du ego surfing (recommand� � tous afin de bien comprendre l’image de vous que le Web v�hicule). Je viens d’apprendre que Radio-Canada vend � la pi�ce certains des reportages qui y ont �t� produits et qu’un de mes topos de la d�funte �mission Branch� fait partie du catalogue. C’est un reportage qui concerne les notions d’ergonomie de base pour am�nager son poste de travail.

Je viens de passer une p�riode de semaines tr�s intenses � l’ordinateur et les douleurs que j’ai ressenties m’ont fait me rendre compte que mon bureau n’est pas parfaitement am�nag�. Je devrais peut-�tre acheter mon propre topo… ou simplement le regarder de nouveau, dans les archives de l’�mission.

Fun with clich�

Movies – at least the Hollywood type – often have these montage sequences cut over music where time is speeded up and the main character goes through some kind of journey, most often a self-transformation. The short film called Le montage by the Handsome Donkey group uses just about every clich�s seen in those montage scenes. It’s pretty funny.

My favorite scene is the one where the guy picks up the Alzheimer’s for Dummies book, reads it in two seconds, puts it down and then has to pick it up again because he forgot everything already!

I’m really glad to see that short films are making a comeback these days, thanks to the Web (and YouTube, of course). I’m dying to make shorts again…

Found via the New York Time’s Screens blog.

And while I’m on the subject of short films and funny clich�s, did you know that the average man thinks about sex every 7 seconds?

Faire bouger les choses

J’ai �crit un billet samedi matin sur la ridicule chronique de Jan Wong publi�e dans le Globe and Mail. Les r�actions ont �t� nombreuses mais toute la semaine je me suis demand� si je devrais en faire plus. Devrais-je contacter des journalistes, �crire une lettre au Globe and Mail ou quelque chose dans le genre?

Finalement �a n’aura pas �t� n�cessaire puisque les choses ont boug� du c�t� des m�dias traditionnels et la chronique en question a �t� d�nonc�e � plusieurs reprises. Et �a continue.

Est-ce que mon intervention aurait eu plus de poids si j’avais �crit aux journaux plut�t que de me servir de mon blogue? Difficile � dire, mais la question est int�ressante. Jean-Pierre Cloutier vient de publier un billet sur son blogue qui tente de retracer le parcours de cette nouvelle � travers le pays. Les blogues ont �t� les premiers � r�agir, dont Vila sur Metroblogging Montreal en t�te de liste (bien que Vila avait appr�ci� les points apport�s par le chronique de Wong). Les journaux et autres m�dias traditionnels ont mis plusieurs jours � r�agir et semblent avoir �t� “stimul�s” par les billets d’abord publi�s sur le Web.

Un de mes vieux amis � Qu�bec est le genre de gars qui envoie r�guli�rement des lettres aux �diteurs pour exprimer ses opinions et seulement quelques unes de ses lettres ont �t� publi�es � travers les ann�es. � chaque fois que je le vois, je lui dis qu’il est le candidat parfait pour s’ouvrir un blogue mais il r�siste, n’�tant pas tr�s attir� par le Web. Selon lui, une lettre a beaucoup plus d’impact qu’un truc �crit en ligne que personne ne lit de toute mani�re.

J’ai l’impression que j’aurai un argument de plus pour tenter de le convaincre � notre prochaine rencontre…

Dommage que toute cette ridicule histoire nous fasse perdre du temps et nous �loigne de la question qui compte vraiment: Peut-on pr�venir ces incidents?

Sprint final

Corrections, r�visions, l�gendes pour le cahier photo, … C’est le sprint final avec la maison d’�dition pour un livre sur lequel je vous donnerai plus de d�tails bient�t.

Retour prochain � un rythme de vie plus normal.

Ouf.

Rentr�e radio-canadienne

Il est beaucoup question ce matin dans les m�dias de C.A., la nouvelle fiction �crite par Louis Morissette et r�alis�e par Podz. Bien fait, bien ficel� mais jusqu’ici (et je dis bien jusqu’ici, ce qui veut dire apr�s un seul �pisode), rien de tr�s nouveau au niveau des th�mes et m�me du traitement. (Mon dieu, ils sont cyniques et parlent beaucoup de cul. *baillement*) J’aurais pr�f�r� qu’on parle davantage ce matin de Tout sur moi �crit par St�phane Bourguignon (La vie, la vie) et r�alis� par St�phane Lapointe. J’ai trouv� �a plus frais et plus innovateur. M�me si c’est encore un peu malhabile, y’a quelque chose de charmant et de fou qui me rejoint davantage. De ces deux �missions radio-canadiennes, c’est cette derni�re que je risque d’avoir envie de continuer � enregistrer apr�s 2 ou 3 �pisodes.

Mais pour dire vrai, la nouvelle �mission de Radio-Canada qui m’a le plus ravie, c’est Les pieds dans la marge (co-�crite par mon ancien coll�gue de Branch�, Barclay Fortin). C’est un genre de Pop Citrouille sur l’acide, un humour ayant pour p�res spirituels Marc Labr�che, Louis-Jos� Houde et Monty Python � la sauce jeunesse mais en m�me temps c’est plus nouveau que �a. J’ai h�te de voir ce que mes neveux vont en penser mais leur m�re et moi trippons d�j�. Chers amis adultes, vous seriez fous de vous en passer. C’est le vendredi � 17h00.

Le cirque

La tuerie au Collège Dawson a donné lieu à un cirque médiatique incroyable et souvent pénible à suivre. Pas facile, j’en conviens, de trouver le bon ton, la bonne dose et la bonne manière de raconter quand on a l’impression que le public en demande toujours plus et quand la concurrence est forte entre les réseaux. Si j’en comprends bien cet article, ce serait le Journal de Montréal qui aurait appris à la mère de Kimveer Gill que son fils était le suspect, avant que les policiers ne se rendent à sa maison. Scoop incroyable. Bravo. Même Le Devoir a publié l’adresse entière de la maison des parents du tueur. En quoi cette information est-elle essentielle au public? Et tous les journaux nous rapportent combien les parents de Gill sont harcelés par les médias!

Je croyais avoir lu le pire exemple de mauvais goût dans cet article de La Presse qui se conclut par la phrase suivante:

Anastasia De Sousa commençait son premier trimestre en sciences humaines, profil commerce international. La trace rose que la jeune femme a laissée dans toutes ses autres écoles a virée au rouge sang à Dawson, mercredi.”

Mais je n’avais rien vu. Je suis tombée sur bien pire aujourd’hui dans le Globe and Mail. Vila de Metroblogging Montreal pointe ce matin vers un article de Jan Wong qui réussit à blâmer les évènement à Dawson sur la loi 101 et les “pures laines”.

“A lot of people are saying: Why does this always happen in Quebec?” says Jay Bryan, a business columnist for the Montreal Gazette, the city’s only English-language daily. “Three doesn’t mean anything. But three out of three in Quebec means something.”

What many outsiders don’t realize is how alienating the decades-long linguistic struggle has been in the once-cosmopolitan city. It hasn’t just taken a toll on long-time anglophones, it’s affected immigrants, too. To be sure, the shootings in all three cases were carried out by mentally disturbed individuals. But what is also true is that in all three cases, the perpetrator was not pure laine, the argot for a “pure” francophone. Elsewhere, to talk of racial “purity” is repugnant. Not in Quebec. [...]

It isn’t known when Mr. Gill’s family arrived in Canada. But he attended English elementary and high schools in Montreal. That means he wasn’t a first-generation Canadian. Under the restrictions of Bill 101, the province’s infamous language law, that means at least one of his parents must have been educated in English elementary or high schools in Canada.To be sure, Mr. Lepine hated women, Mr. Fabrikant hated his engineering colleagues and Mr. Gill hated everyone. But all of them had been marginalized, in a society that valued pure laine.”

La chroniqueuse lance de telles affirmations sans pousser sa réflexion et son argumentation plus loin. Son texte continue comme si de rien n’était, en racontant les évènements selon le point de vue de plusieurs personnes à l’intérieur du collège ce jour là en lançant elle-même quelques commentaires qui pourraient être vus comme racistes.

Comment les rédacteurs en chef peuvent-ils laisser passer des choses pareilles? Trop pressés? Trop contents de provoquer?

Deux choses que j’ai vues ce soir

1. Vu: Le beau film Quinceanera, que tout le monde doit aller voir avant qu’il ne quitte les �crans � Montr�al. Allez-y! D�p�chez-vous! Et je ne dis pas �a juste parce que les r�alisateurs sont des amis d’un bon ami � moi! (Fallait que je le dise… Je suis tr�s fi�re pour eux du super travail qu’ils ont fait avec un budget minuscule. C’est tr�s inspirant.)

Le film a gagn� � la fois le Grand Jury Prize et le Audience Award au festival de Sundance. Les acteurs sont superbes (m�me les d�butants) et le film donne l’occasion de voir un c�t� de Los Angeles et sa communaut� latino auquel on est rarement expos�.

2. Vu: Un renard, en sortant du pont Victoria en direction de la Rive-Sud. C’est le deuxi�me renard que je vois en banlieue depuis 2 mois. Je n’avais jamais vu un renard en libert� de ma vie avant cet �t�. Bizarre mais belles rencontres.