� genoux

Mon p�re, pardonnez-moi mes mauvaises pens�es, particuli�rement pendant le mois de juillet, mais aussi en avril et en mai.

(Trouv� chez Embruns)

Singerie d’octobre

En parfait accord avec l�halloween, l�horreur est au menu pour les singeries d�octobre (d�tails sur le principe des singeries ici). Racontez-nous une mauvaise exp�rience de repas chez des gens o� vous �tiez invit�s. Les restaurants ne comptent pas � il y a trop de mauvaises exp�riences dans ces lieux! Dites-nous : Est-ce que la bouffe �tait immangeable? Est-ce que vous avez renvers� votre verre de vin sur l�h�te? Est-ce que tout le monde a �t� malade en m�me temps? R�galez-nous avec vos d�tails.

En English version of the October Monkey is available here.

Voici ma singerie :

Quand j��tais petite j��tais tr�s difficile dans mes choix de nourriture : je ne bouffais rien, sauf du poulet, des pommes de terre et des carottes. Avec le temps, je me suis grandement am�lior�e sur cet aspect et je suis beaucoup plus aventureuse quand vient le temps d�essayer un nouveau mets.

Oubliez cependant les escargots, les hu�tres et les cuisses de grenouilles. La texture des deux premiers aliments me d�go�te et je n’aime pas les grenouilles.

Nouvellement arriv�e � Montr�al, je ne connaissais pratiquement personne, ce qui rendait ma vie sociale tr�s limit�e. Un soir d�automne, des amis de ma s�ur, des gens que je connaissais tr�s peu, ont organis� un souper pour une dizaine de personnes et ont gentiment d�cid� d�inviter “la s�ur de Maryse qui �tait toute seule un samedi soir.”

L�ambiance est bonne jusqu�� ce qu�on nous apporte l�entr�e : des escargots � l�ail dans leur coquille. L�horreur. J�essaye de ne pas montrer mon d�go�t mais je sais qu�on peut habituellement tr�s bien lire mes sentiments sur mon visage. Ma s�ur, qui n�aime pas non plus les escargots, me regarde avec de grands yeux. “T�aime �a toi, les escargots?” Je fais non de la t�te, un non tout discret et d�sesp�r�. Nous luttons alors toutes les deux pour retenir un fou rire nerveux. Je n�ose pas dire � ces gens tr�s g�n�reux que l�entr�e dont ils sont fiers me d�go�te, mais je n�arrive pas � imaginer comment je vais pouvoir avaler ces bestioles. J�ai d�j� mal au c�ur. Il faut �tre courageuse.

Les gens sont presque tous servis quand un bruit retentit dans la pi�ce. CLAC! Une coquille d�escargot explose et le petit �tre d�gueu s�envole pour finir en t�che noire au plafond. Ses confr�res, impatients dans nos assiettes, se mettent alors � exploser aussi. CLAC! POUF! CRIC! Les convives se retrouvent couverts de la substance visqueuse et se mettent � pousser des cris d�horreur. Ma s�ur et moi ne retenons plus notre fou rire. Les h�tes se perdent en excuses. “On ne comprend pas ce qui se passe! C�est la premi�re fois qu�on pr�pare des escargots � la maison.”

Ils retirent nos assiettes sans que nous ayons pu toucher � l�entr�e, au grand soulagement de ma s�ur et du mien. Pouvoirs t�l�kin�siques de notre part? Escargots d�sirant un destin plus spectaculaire que celui de la digestion? On ne le saura jamais mais moi, je continue � rester loin de ces cr�atures pour lesquelles j�ai dor�navant un plus grand respect.

Conf�rence et effeuillage complet

En d�cembre prochain, j’animerai un atelier/conf�rence dans le cadre du congr�s annuel de la FPJQ.

Je me demande si j’oserai suivre les conseils de Karl dans ma mani�re de pr�senter le contenu de l’atelier aux participants?

“Prenez corps avec la r�alit�, vivez la chair de votre sujet, faites l’amour avec le public qui est devant vous. Il faut savoir se donner, se livrer, il faut accepter de ne pas se cacher derri�re un paravent de mots, pratiquer l’effeuillage complet et mettre � nu toutes vos id�es.”

Beau parleur, gros faiseur

Ce qui devait �tre une journ�e cauchemardesque � faire refaire le to�t s’est transform�e en deux journ�es cauchemardesques, les couvreurs n’ayant pas r�ussi � tout finir hier. L’odeur que je d�teste le plus au monde est celle du goudron et je peux vous dire qu’hier, j’en ai eu pour mon argent. Alors que les couvreurs �tendaient la premi�re couche autour de la chemin�e, le goudron, petite substance � l’esprit noir tr�s d�termin�, a r�ussi � faire son chemin le long de la brique de la chemin�e pour aboutir dans la chambre � coucher. Il y avait de belles t�ches noires et visqueuses sur la brique, le plancher de bois, le mur blanc, la porte blanche, de m�me que sur ma robe de chambre. Oups.

Ce matin le superviseur a choisi un des employ�s pour l’op�ration nettoyage de la chambre. Il m’a dit: “Je t’envoie le gros”. “C’est lequel?”, que je lui ai demand�. “C’est le gros”, que le superviseur m’a r�pondu. Le gros, qui �tait surtout grand, �tait compl�tement d�courag� par la t�che et la tache. “Si j’avais �t� toi”, m’a-t-il dit, “j’aurais paniqu� en voyant �a couler � l’int�rieur hier”. “Normalement j’aurais paniqu�”, que je lui ai r�pondu, “mais j’�tais encore assomm�e par l’annonce des co�ts suppl�mentaires”.

Le faux-gros s’est donc mis � la t�che. Les produits chimiques qu’il utilisait transformait la plaque de goudron en sauce au chocolat bien collante, l’odeur agr�able en moins. Il en mettait partout dans la chambre � chaque fois qu’il bougeait. “T’as fait quoi � ton patron pour m�riter cette corv�e?”, que je lui ai demand�. “Rien”, qu’il m’a dit. “Je suis un homme rose. C’est peut-�tre pour �a”.

Le faux-gros-rose a mis plus de deux heures � tout nettoyer. Au bout d’un moment, j’ai compris pourquoi le superviseur avait choisi de l’envoyer � l’int�rieur. Monsieur a de la jasette, comme on dit par chez nous! Remarquez, ce n’est pas un d�faut. J’en ai moi aussi alors je peux comprendre. J’ai tout de m�me �t� �tonn�e de voir ce qu’il a r�ussi � me r�v�ler pendant sa s�ance de nettoyage. Sans savoir son nom, je sais maintenant:

-Qu’il a �t� ob�se jusqu’� l’�ge adulte. Son amour pour les femmes lui a donn� envie de maigrir. Il a tout essay� comme r�gime, dont la technique o� on m�che tout ce qu’on veut mais on n’avale pas. Je vais essayer la prochaine fois que je boufferai un g�teau au chocolat.

-Qu’il ne laisse pas ses coll�gues l’appeler “le gros” mais seulement “le grand”. Je ne lui ai pas r�v�l� la v�rit� pour ne pas lui faire de peine.

-Qu’il gagne plus de 28$ de l’heure, sans me pr�ciser combien de plus, exactement. Qu’il lui reste 600$ net � chaque semaine, parce que l’imp�t mange tout.

-Qu’il �tait nul pour r�parer la brique et que son patron lui a dit de faire un job moins compliqu� dans la vie.

-Qu’un chiropraticien qui faisait de l’acupuncture au laser a r�ussi � d�boucher les trompes de Fallope de son ex femme, qui est tomb�e enceinte quelques semaines plus tard.

-Que le m�me chiro l’a d�barrass� de ses maux de t�te mais du coup, l’a envoy� aux toilettes pendant 48 heures (un effet secondaire �trange du traitement).

-Qu’il a trois filles, tr�s fortes sur l’ordinateur, dont l’une n’aime pas son pr�nom.

-Qu’il est divorc� et voit religieusement ses filles toutes les fins de semaine.

-Qu’il r�nove des autos anciennes. Je sais combien il a d�pens� pour ses 3 derni�res pi�ces.

-Qu’il a fr�quent� une femme qui n’aimait pas l’usage de la vadrouille mais lavait ses planchers � quatre pattes. “Une femme parfaite”, m’a-t-il dit.

-Que sa derni�re blonde mesurait 4 pieds 10 et pesait 90 lbs, qu’elle �tait adorable mais malheureusement, qu’elle avait oubli� de lui dire qu’elle �tait mari�e.

Il m’a s�rement dit plein d’autres choses mais �a ne m’a pas marqu�e autant que les d�tails pr�c�dents.

Les taches de goudron sont disparues et avec elles un peu de la peinture d’origine mais bon, �a va aller. Le superviseur m’a offert de repartir avec ma robe de chambre et de m’en acheter une autre. “Ouin, vous allez m’en choisir une belle”, que je lui ai dit. “Une belle transparente”, qu’il m’a r�pondu. “J’aimerais mieux un rabais”, que j’ai r�pliqu�, esp�rant clore le sujet.

Ils sont encore ici mais ils auront fini bient�t. La chambre pue les produits chimiques et la maison sent le goudron. Le to�t est neuf et mon compte de banque est vide. � part �a tout va bien. � part �a tout va bien. � part �a…

Une bonne cause

Si Bush est r��lu, vous pouvez toujours d�cider d’avoir bon coeur et de marier un am�ricain.

(trouv� sur Way Down Here)

Going through the roof

There are four men on the roof but it feels like there’s an army up there. They are taking off the old stuff from our flat roof and rebuilding it almost from scratch. The house is shaking, the fireplace is sending off little bits and pieces of bricks all over the place and it feels like thunder is hitting the house every 2 seconds. I need to stick around because I have to approve any additional expense they might charge us every time they run into a problem.

I don’t know what is scarier: the noise they make or the bill that will come at the end of the day.

I’m going to go hide in the basement with the cat. Maybe I’ll never come back up.

8 chowders later

Before the memories from our trip to Nova-Scotia start fading away, here are a few observations and a photo album to accompany them.

-I thought that nothing would ever top the sight of the dramatic cliffs in Big Sur, California. I am glad to say that Cape Breton offers you even more drama. (And no, dear locals, I am not talking about the kind of drama you used to find in Meat Cove.)

-Traveling off tourist season has its advantages. There’s nothing more amazing than finding a gorgeous beach and to have the spot entirely for yourself.

-Traveling off tourist season has its inconvenients, most of them revolving around food issues. A lot of restaurants in Nova Scotia, particularly around the northern part of the Minas Basin (the Glooscap trail) close their doors in late September because the tourists are gone. There’s not a lot of choices and the places close as early as 7pm.

-I got quickly tired of eating fried fish (the other offering on most menus was hamburgers). I don’t want to see another fish and chips plate for quite a while.

-I had 8 seafood chowders in 10 days. They were all different and delicious. I never grew tired of them.

-I found a beach that had the coolest pebbles, the kind you pay a fortune for at a garden center. Roundish, smooth, blue grey, japanese garden style. I went crazy and reverted to my childhood habit of collecting rocks and brought a bunch of them back home. Blork had to keep me from renting a truck so that I could bring back more.

-I suspect the rocks in my luggage might have been the reason why our bags were late. Maybe they had to send them to a lab to check if they were bombs or something.

-Our lost bags were delivered home about 18 hours after our return. Two different men drove to our house to deliver each bag, with 6 hours of difference between them. Talk about efficiency.

-Everybody in Nova Scotia calls you dear. It’s a fact. I now call Ed “dear”, because I can’t get used to “Eddie”, as the rest of his family calls him.

-We only had one day of rain during the whole 10 day trip. This was the day of our biggest hike on the Cabot Trail, in Cape Breton. We chose the Skyline trail, which took us through some dense wood to a dramatic overlook. By the time we arrived at the overlook, the wind picked up so hard that it blew me off the wooden walkway, where you are obligated to stay in this fragile ecosystem. I wanted to turn around and see if a cop was going to give me the promised fine of 2,000$ for not staying on the trail, but I couldn’t turn my head around because it was too windy. I never knew wind could be scary but it was very, very scary, as we were of the edge of a very steep cliff going straight into the ocean. I couldn’t even breathe normaly because the wind was blowing up my nostrils (that was kind of cool, actually). We had to crouch down on the ground until the wind calmed down. (Blork published his own version of this story, with pictures.)

-I loved being in Ch�ticamp and speaking French with the locals there. I love the acadian accent, the way the consonants are much softer than in qu�b�cois French.

-As we were driving, I spent a lot of time trying to get Blork to hear the difference between the word “Ch�ticamp”, said with a qu�b�cois accent, and the same word said with an acadian accent. He couldn’t quite hear it so I kept repeating it, over and over again until he seriously considered driving the car over the cliff. I did get him to say “Acadie” with an acadian accent though.

-In Ch�ticamp, I learned that it is okay to call the local women hookers.

-In Cape Breton, it is okay to lick a chick.

-The blueberries in Cape Breton are much, much bigger than the ones in Lac St-Jean.

-We saw the Queen Mary 2 twice, in Sydney and in Halifax.

-It was wonderful to arrive in Halifax and eat something else than fried fish. We had some great meals there and I loved hanging out at the Economy Shoe Shop, a strangely named bar and restaurant. It was reassuring to see people drink wine, talk loudly and have fun since all the people I had seen at restaurants in other areas were very quiet, didn’t drink at all and just dined and dashed.

Still curious? Take a peek at my photo album. Blork has also posted some great panoramas.

Pri�re et superstition

Ma m�re disait: “St-Antoine de Padoue, celui qu’y a le nez fourr� partout, aidez-moi � retrouver (objet perdu).”

Je me disais que ce n’�tait pas en lui parlant comme �a qu’il allait avoir envie de nous aider mais bon, �a semblait marcher.

Hier soir dans le Quartier Latin de Montr�al, j’ai perdu un collier que j’aimais beaucoup. Le probl�me c’est que j’y ai pass� la soir�e: Un resto (Juliette et chocolat), un magasin de disques (Archambault), un salon de th� (Camellia Sinensis), un film (Cin�ma du Quartier Latin, Les Aimants), etc. J’ai appel� partout, sans succ�s pour l’instant.

C’est une petite pi�ce rectangulaire faite de trois couleurs de bois diff�rentes, mont�e sur un simple cordon de soie noire. Je l’avais achet� � Antigonish, la ville universitaire de mon amoureux. J’aimais l’histoire qui voulait que l’artiste avait sculpt� cette pi�ce � partir de morceaux de bois d’arbres qui avaient �t� abattus lors du passage de l’ouragan Juan en Nouvelle-�cosse.

Le bijou a peu de valeur mais j’y tenais. On perd toujours les bijoux qu’on aime le plus (ceux qu’on porte, �videmment).

Je me demande si St-Antoine a un compte AIM?

Yulblog, the movie

It started with a late night chat between two Montreal bloggers and ended up in a foursome IM thing, trying to find look-alikes for some of the regular Yulblog get-together attendees and having too much fun at it. Lightspeedchick dared to blog about it in the morning.

Then again, why not? Vancouver bloggers recently did a survey on the kind of underwear they wore at the meeting while Paris bloggers turned their attendees into porn stars.

Perles

Mon monde ressemble souvent � cette �paisseur d’air contenue entre deux mains, volatile, l�ger et annonciateur de longues inspirations.

Petite perle tir�e du carnet de Karl.