Singeries d’ao�

Le th�me de la singerie du mois d’ao�t est ce lien bizarre que vous entretenez parfois avec la musique.

Voici trois aveux:

1) Une des choses les plus �tranges et probablement les plus humiliantes que je puisse vous raconter au sujet de la musique et moi c�est que j�ai �t� une fan du groupe Air Supply pendant mon adolescence. En cherchant un hyperlien vers le groupe, j�ai d�couvert que les fans de Air Supply s�appellent des Airheads. �a veut tout dire.

Bon, c�est avou�. Ouf! Passons � autre chose.

2) Un autre truc bizarre c�est que mon cerveau est un immense jukebox. Suffit que quelqu�un dise certains mots devant moi et c�est comme si cette personne venait de mettre une pi�ce de monnaie dans la machine. Je trouve imm�diatement la chanson correspondante, que je me mets aussit�t � chanter dans ma t�te, jusqu�� ce qu�un autre mot vienne appeler une autre chanson.

Hier par exemple, en se rendant au supermarch�, Blork essayait de pr�voir le menu de la semaine : Sunday: chicken, Monday: fish, Tuesday: pasta, etc. Je me suis aussit�t mise � chanter : Sunday Monday happy days, Tuesday Wednesday happy days.

Les paroles n�ont pas toujours besoin de correspondre exactement aux mots d�clencheurs prononc�s par mes pauvres victimes. Apr�s avoir fait du travail sur le terrain, Blork se plaignait de l�humidit� et voulait aller prendre une douche. � I hate that greasy feeling �, qu�il a dit. Clic! Le disque dans ma t�te s�est mis � jouer : You�ve lost that greasy feeling, wo-ooh-oh that greasy feeling. Je dois me retenir de ne pas chanter tout haut parce que �a rendrait tout le monde fou autour de moi.

3) Je me mets souvent � chanter quelque chose, sans savoir pourquoi, pour ensuite me rendre compte que la chanson correspond parfaitement � mon �tat d�esprit et dit tout haut ce que je ressens tout bas. L�autre jour par exemple, j’avais termin� un texte sur lequel je travaillais fort depuis longtemps. J�ai pass� une partie de la journ�e � chanter: I�m as jumpy as a puppet on a string. I�d say that I have spring fever, but I know, it isn�t Spring. Ce n�est que quelques heures plus tard que je me suis rendu compte que c��tait exactement comme �a que je me sentais: joyeuse comme par une belle journ�e de printemps. M�me si la temp�rature �tait moche.

Apr�s 6 mois d�une relation � distance difficile avec un petit ami, 6 mois qui se sont termin�s par une s�paration, j�ai pass� des semaines � chanter: I just spent 6 months in a leaky boat, lucky just to keep afloat…. Au bout de quelques semaines, j’ai enfin compris ce que cette chanson voulait dire.

4) Vous comprenez toujours mal les paroles des chansons? Vous n’�tes pas les seuls.

Allez, avouez � votre tour!

Musical confessions in English are available here.

The readers

Turns out I had two readers for the 4th draft of the screenplay.

The first reader, Blork, seemed to enjoy it: he laughed in the right places, didn’t yawn too much and made a lot of notes with a purple pen, which is much less threatening than a red one. He doesn’t seem crazy about the ending though, but he’s a bit tired so we’ll go over it again tomorrow, with a clearer Ed head.

The second reader liked it okay but he seemed to get a little bored. And he was bummed out that the dog did not die at the end.

Racing to the finish

The 4th draft of the Mafiaboy screenplay is in the hands of Blork as I write these words. He is my first reader and my favorite editor, which is the most convenient arrangement I could ever dream of. Loud noises from the stupid race cars on Ile Sainte-H�l�ne provide a strange soundtrack to his reading. It’s like a swarm of killer bees, hovering over the house, threatening us.

I hate that sound.

My back hurts from sitting at the computer too much.

I’m going to go in the living room with him. I’ll try to read while I discretely check on his reactions. Is he laughing? Does he look annoyed? Is he using his red pen? Again?

If all goes well, the script will be in the hands of the producer on Tuesday morning. If all goes well, it will be in the hands of the director in a week or so. If all goes well, it will be ready to turn in, budget and all, for the October deadline at Telefilm Canada. It all goes well, they’ll say yes and give us the money for production, though they never say yes on the first turn – at least that’s what people say. If all goes well, they’ll start shooting in 2005.

That’s a lot of ifs.

But hey, that’s the business. And I feel better about it because the producer has just offered me another feature to write – the adaptation of a British best-seller chick lit novel. She optioned it recently and I’ve just started reading it yesterday. It’s about a woman who gets dumped on the altar, but I won’t talk about it because it might upset Lisa, a few days before the big day. Don’t worry dear, it only happens in the movies.

Il est revenu le temps du singe

Il est temps de faire la singerie d’ao�t avant que le mois ne finisse! (Pour comprendre le principe des singeries, allez lire ce texte.)

Ce mois-ci nous aimerions que vous nous parliez de quelque chose de bizarre entre vous et la musique. Nous ne cherchons pas � conna�tre les chansons qui ont marqu� des passages de votre vie mais plut�t un lien �trange/inhabituel/loufoque que vous entretenez avec certains morceaux de musique.

Une toune vous hante plusieurs fois par semaine depuis des ann�es? Les textes d’une chanson vous donnent mal � la t�te � force d’essayer de les comprendre au point o� vous en devenez obs�d�? Vous changez toujours les paroles, ce qui met votre entourage sur les nerfs? Vous avez des comportements �tranges � l’�coute de certaines notes?

Racontez-nous tout �a d�s lundi. On vous promet de ne pas rire…

En attendant, allez puiser de l’inspiration bizaro�de chez ces superbes portraits de singe.

An English version of this post is available here.

Love the one you’re with

Seems like everybody is going to San Francisco these days. When people ask me what they should see when they travel in the Bay Area (around San Francisco), I can’t seem to shut up. Ideas of things to see and do just flow out of my mind. But if anybody asks me the same about Montreal and its surroundings, I go blank. Get to the top of Mont-Royal? Hang out on St-Denis? Walk around the Mile-End and buy a bagel? I’m so out of ideas that it’s sad and a little pathetic.

When I lived in California, I spent my weekends exploring. I was hanging out with a bunch of expats. No one knew how long we would stay in the U.S. so there was a sense of urgency (un sentiment d’urgence – I’m not sure how to translate that), a desire to get to know California well before we moved back home. We would travel around, try out a new hiking spot, rent a chalet, take day trips. Even hanging out in a little-known neighborhood of the city was fun. ( I do have to admit that I explored less and less as the years passed.)

Now that I am back in my home province, I can’t seem to stimulate that desire for discovery. I get lazy about planning weekends away, about driving for 3 hours just to discover a new town. There’s always reading to do, movies to see, family to hang out with, projects around the house.

Yes, the highways are more boring here. Yes, hiking in bug free California is much more fun than in our mosquito infested woods. Yes, after the spectacular landscapes of the West Coast, a trip to Trois-Rivi�res can seem pretty dull. But after reading a blog like Cassandra Pages, I wish I could discover Montreal all over again and learn to love its surroundings more. After all, I’ve lived here for a shorter time than I lived in San Francisco. There is still a lot to see and do.

Then again, if I could move my family, my friends, my not-too-expensive house and my job to the Bay Area, maybe I’d be ready to leave again tomorrow morning. But only if they didn’t re-elect that crazy monkey-looking president. Rien n’est jamais parfait.

Nice to meet you

Oh dude, French Canadians are easy. Sex to them is like a fucking hand shake.

Belle découverte

Entendu (et acheté):


L’album Coeur sans étui, du québécois Antoine X.

J’avais entendu une de ses pièces à l’émission Fréquence Libre de Radio-Canada mais j’avais seulement attrapé le prénom “Antoine”. Une visite chez le disquaire samedi et une courte recherche dans la section “A” m’ont permis de trouver cet excellent album sorti en juin dernier et dont je n’avais pas du tout entendu parler.

Difficile de trouver des informations sur Antoine X (Antoine Bouchard) sur le Web. Mis à part son distributeur, et quelques brefs commentaires chez Voir, le Web reste discret à son sujet. Dommage que cet auteur-compositeur, que l’on qualifie de “relève”, n’ait pas son propre site où il offrirait quelques extraits audio.

Comment le décrire? En le comparant à d’autres, ce qui n’est pas toujours une méthode heureuse: des relents des Colocs dans certains textes, un peu de Fersen aussi dans la poésie et l’attitude, un puis un peu d’Aznavour quelque part. Certains rythmes de guitare latins très accrocheurs rappellent le jazz et parfois même le bossa-nova alors que les violons se font un peu tziganes. Un sapré mélange. Je suis étonnée qu’il ne soit pas davantage connu. Ça viendra sûrement.

Un contact direct avec l’auditoire

Vu:

Garden State, premier film de l’acteur Zach Braff. Premi�re oeuvre tr�s agr�able. La force de ce nouveau sc�nariste/r�alisateur (qui joue aussi le r�le principal) tient dans sa belle gallerie de personnages. Quelques clich�s facilement pardonnables – dont la sc�ne d’�piphanie sous la pluie et la conversation avec le p�re � laquelle on ne croit pas enti�rement – mais le film �vite tout de m�me bien des d�fauts de premiers films et l’oeuvre, tout comme Braff, n’est pas pr�tentieuse du tout. Natalie Portman joue tr�s bien les jeunes filles brillantes et excentriques – un r�le qui m’a fait penser � celui de Kate Winslet dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind – en plus attachant. Je pense que les hommes sc�naristes aiment bien les filles un peu “bordeline” qui leur servent de muse.

Si l’on se base sur l’auditoire de la s�ance � laquelle j’ai assist� � Montr�al, ce film devrait devenir une oeuvre “culte” pour les jeunes du d�but de la vingtaine, branch�s mais plut�t alternatifs, ceux qui, comme le personnage jou� par Braff, se sentent toujours un peu exclus. � la fin du film, la jeune fille ronde au pantalon taille basse assise seule � c�t� de nous, s’est empress�e d’allumer son cellulaire. Elle n’avait pas de message et est sortie de la salle l’air un peu triste. Personne ne l’aimait. C’est dur, la jeune vingtaine…

Les gens du marketing du film Garden State ont sugg�r� � Braff de tenir un blogue, ce qu’il fait avec un bel enthousiasme depuis 2 mois. Au d�but de juillet, Braff recevait environ 75 commentaires par billet. Pour son plus r�cent billet, Braff a re�u 1189 commentaires (au moment de la r�daction de mon billet)! Le r�alisateur esp�re continuer de pouvoir lire les commentaires mais maintenant qu’il est retourn� � son r�le r�gulier � la t�l�, il n’est plus certain du tout d’y arriver. On ne peut pas lui en vouloir…

Voici un extrait de son blogue:
“Wow. You people are beyond kind. I’m completely shocked by the outpouring of support and love for “Garden State”. It’s midnight here in LA and I just got home from work, but I had to post something; some kind of response to say that in my wildest daydreams I never imagined so many people would be responding like they are to my first film. It makes me so inspired to write more and do it again. I feel so lucky to have this blog; it feels like I have direct contact with the film’s audience every single day. It’s a very unique experience for me and I’m so glad I listened to the web guys when they said that people would actually be interested in reading my posts.”

Suivez mon exemple

Outil int�ressant:
g�n�ration automatique de captures d’�cran de sites,

avec ni.vu.ni.connu en exemple. J’ai toujours �t� une petite fille mod�le. ;-)

Weird question, I know

Does anybody have any idea where I could buy turkey grit in the Montreal area? No, it has nothing to do with Blork’s cooking.

And does anybody know what “turkey grit” is called in French?