Waiting for the real story to start

I just finished reading The Discomfort Zone, an intimate memoir by novelist Jonathan Franzen (The Corrections). The passage I’ve transcribed below is one of the most accurate description I’ve ever read about what it feels like to grow up (or at least to try) and become an adult. (In its full context, it’s also about the redemptive value of art and its fundamental uselessness, but it’s the “growing up” part that resonated with me.)

“Adolescence is best enjoyed without self-consciousness, but self-consciousness, unfortunately, is its leading symptom. Even when something important happens to you, even when your heart’s getting crushed or exalted, even when you’re absorbed in building the foundations of a personality, there come these moments when you’re aware that what’s happening is not the real story. Unless you actually die, the real story is still ahead of you. This alone, this cruel mixture of consciousness and irrelevance, this built-in hollowness, is enough to account for how pissed off you are. You’re miserable and ashamed if you don’t believe your adolescent troubles matter, but you’re stupid if you do. [...]

But when does the real story start? At forty-five, I feel grateful almost daily to be the adult I wished I could be when I was seventeen. I work on my arm strength at the gym; I’ve become pretty good with tools. At the same time, almost daily, I lose battles with the seventeen-year-old who’s still inside me. I eat half a box of Oreos for lunch, I binge on TV, I make sweeping moral judgments, I run around town in torn jeans, I drink martinis on a Tuesday night, I stare at beer-commercial cleavage. I define as uncool any group to which I can’t belong, I feel the urge to key Range Rovers and slash their tires; I pretend I’m never going to die.

The double bind, the problem of consciousness mixed with nothingness, never goes away. You never stop waiting for the real story to start, because the only real story, in the end, is that you die.”

Mini mardi 31

Il n’est pas toujours des plus affectueux. Il est indépendant et grognon. Il me fout des coups de patte quand je choisis de ne pas le laisser sortir.

Alors ça me touche que sa position préférée pour la sieste, ce soit avec la tête délicatement blottie au creux de ma main.



Photo par Blork.

Mini mardi 30


L’ombre, c’est précieux quand on est noir.

Photo par Blork.

Beau-thé verte

Dans mes recherches sur les desserts faits à partir de poudre de thé matcha, je suis tombée sur des photos superbes qui ont ravi mes yeux et m’ont fait saliver!

Je me suis donc amusée à les rassembler en une petite galerie d’art thématique sur Flickr: I heart matcha.

Madeleines au matcha

J’aime le vert, surtout le vert tendre avec un peu de jaune dedans. C’est évident dans le design de mon blogue comme dans la décoration de notre maison.

Récemment, je suis tombée sur une recette sur le Web dont la couleur a tout de suite retenu mon attention. Il me FALLAIT faire ce mi-cuit au chocolat noir avec cœur au chocolat blanc et thé matcha. J’ai trouvé une boîte de matcha “spécial cuisine et pâtisserie” de Création Thés C. G. au marché Atwater et je me suis lancée. Le délicieux résultat m’a donné envie de poursuivre mon exploration pâtissière avec la poudre de thé vert.

La semaine suivante, j’ai eu l’honneur de préparer de nouveau la même recette de mi-cuit au matcha pour quelques amis blogueurs, dont Annie du superbe blogue 2 Capricieux. Par coïncidence ce soir-là, Annie avait préparé des sablés au matcha qui étaient absolument délicieux. Quelques jours plus tard, j’essayais sa recette avec succès (mais sans penser à prendre de photo).

Hier soir, ce fut le tour des madeleines au matcha. Je n’avais jamais fait de madeleines et mes recherches sur le Web m’ont permis de constater que plusieurs chemins menaient aux petits gâteaux de Proust. J’ai choisi cette recette mais avec un four un peu moins chaud (350F mode convection pendant 15 minutes au lieu de 400F pendant 20 minutes). Les madeleines étaient croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur. J’ai même réussi à obtenir la fameuse petite bosse sur le dos de la madeleine, un phénomène désirable à ce qu’il paraît. J’ai par contre obtenu une pâte d’un liquide consistant qui, une fois réfrigérée pendant 3 heures, comme le demande la recette, avait une texture étrange qui ne se tenait pas bien. Ça ne semble pas avoir affecté le résultat final cependant.

Étrange monde que celui de la chimie des aliments… J’en ai beaucoup à apprendre sur le sujet. J’aimerais bien suivre des cours de pâtisserie pour me guider un peu. En attendant, motivée par le vert, je poursuis mes expériences avec le matcha. La prochaine chose sur la liste? Un gâteau comme celui-ci peut-être?


Photos par Blork.

Coppola’s method

Despite the long layoff between scripts, Coppola’s writing process has not changed a bit over the years. His most famous method is that once he begins a new script, he never goes back over pages to re-read or rewrite until he finishes the first draft. This unique process, which is often cited by his longtime friend George Lucas as the best rule about screenwriting he ever received, works for Coppola because it frees him of any doubts he may have about the work. “You have a lot of doubts when you read in unfinished fragments’”, he explains.

Once he’s about 15 pages into his draft, Coppola will stop and, again, without going back and judging what he’s written, take stock as to where he’s going from here. “I might do a small step-outline from that point to a foreseeable point I’d like to get to,” he says. “Then, after maybe 60 pages in, I’ll do another step-outline that gets me through to the ending.” Though the outlines helps him get organized, he refrains from over-plotting. “I really don’t like working it all out in advance,” Coppola continues. “I want the actual working on it to give me more flavors and allow intervention to take place during the actual writing sessions that I do.”

From the May-June 2009 issue of Creative Screenwriting Magazine.

Mini mardi 29


No paparazzi!

Faire face au cancer avec la pensée réaliste

J’ai publié récemment sur mon blogue un billet concernant les dangers de la pensée positive. J’aimerais revenir sur ce sujet qui me touche tout particulièrement en vous présentant un nouvel ouvrage publié chez Flammarion Québec: Faire face au cancer avec la pensée réaliste.

Je vous en parle tout d’abord parce que ce livre a été écrit par une personne dont je suis proche depuis l’enfance: Josée Savard est ma “vieille” et précieuse amie depuis l’école primaire dans la basse-ville de Québec. Elle est maintenant professeur titulaire à l’École de psychologie et chercheur au Centre de recherche en cancérologie de l’Université Laval. Je n’ai rien à voir avec ses succès mais je suis quand même très fière d’elle!

Mais je vous parle surtout de ce livre parce que c’est un ouvrage important qui pourrait venir en aide à vous ou à un de vos proches. Josée a une expérience clinique de plus de 15 ans auprès de personnes confrontée à une maladie menaçant leur vie. Elle a donc vu les effets négatifs de la tyrannie de la pensée positive sur les patients: culpabilisation, anxiété, colère, dépression, découragement, etc. Quand on croit pouvoir se guérir si “on le veut vraiment”, alors lorsque le cancer reprend le dessus, on peut être porté à croire que c’est de notre faute. Les gens malades n’ont pas du tout besoin de cette pression supplémentaire!

L’ouvrage s’adresse aux patients atteints du cancer. Il pourrait aussi être d’une grande aide aux professionnels de la santé œuvrant en oncologie. L’auteur leur propose d’adopter la pensée réaliste qui favorise l’adaptation de la personne à la maladie en l’amenant à percevoir sa situation telle qu’elle est, tout en espérant que le meilleur survienne. Cette approche est basée sur les préceptes de la thérapie cognitive-comportementale, celle qui a reçu le plus de preuves scientifiques quant à son efficacité.

Ce que j’aime particulièrement de ce livre, c’est qu’on n’y trouve pas de recette miracle ni de mysticisme bon marché. Juste des techniques faciles à comprendre et qui ont été testées par de nombreux psychologues en clinique. L’ouvrage est divisé en 9 chapitres qui proposent des conseils pratiques pour aider à diminuer les difficultés psychologiques associées à la maladie.

Voici la liste des chapitres:
1. Le cancer et l’optimisme réaliste
2. L’influence des pensées et des comportements
3. Reconnaître les pensées négatives et les remplacer par des pensées réalistes
4. La culpabilité et la dépression
5. L’anxiété et la peur de la récidive
6. La colère
7. L’insomnie
8. La fatigue
9. S’adapter à la progression du cancer et apprivoiser la mort

Déprimant comme lecture? Je ne le crois pas, non. Comme le conclut l’auteur du livre:

Personne ne sera jamais heureux d’avoir un cancer, mais il est possible de vivre cette situation plus sereinement, en changeant la façon de la percevoir et en éliminant plusieurs comportements qui maintiennent les difficultés psychologiques.

Comme m’a dit Josée dans sa dédicace, j’espère que vous n’aurez jamais besoin de lire ce livre. Mais si vous ou un de vos proches est atteint du cancer, cet ouvrage pourrait faire une différence dans leur manière de gérer leurs émotions pendant la maladie.

Tout le monde veut aller au ciel oui mais personne ne veut mourir

La semaine dernière, un article tiré du Gardian a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux et les blogues: Ten Rules For Writing Fiction. Le quotidien britannique a demandé à une douzaine d’auteurs d’offrir quelques conseils aux aspirants écrivains pour arriver à écrire de la fiction.

La grande popularité de cet article marque un triste paradoxe bien relevé par le Globe and Mail dans un texte concernant l’industrie du livre de “conseils littéraires”:

The market for fiction shrinks every year, the attention paid to novels by the media diminishes monthly, booksellers demand ever-lower prices, everybody in the industry says it’s the worst it’s ever been. And yet more academic or private creative-writing programs are created every year, and the demand for advice on becoming a novelist remains furiously high. [...]

The discussion of creative writing seems more popular than creative writing itself.[...]

It’s strange that a publisher is almost guaranteed to sell a few thousand more copies of a book about how to write fiction than it would an actual work of fiction.

Triste, non, qu’un éditeur fasse plus d’argent en publiant un livre sur “comment écrire de la fiction” qu’en vendant de la fiction?

Qui sont tous ces gens qui rêvent d’écrire mais qui n’achètent presque jamais de livre ou qui prennent à peine le temps d’ouvrir un roman?

Mini mardi 28

Le Mini a eu de la visite récemment. Il a accepté gracieusement de partager son poste d’observation préféré avec Émile. Il a quand même choisi la marche la plus haute.

Parce qu’il y a des limites à tout partager.

(Photo par Ed Hawco)